Jacqueline Sauvage renonce à se pourvoir en cassation

Cette décision fait suite au nouveau rejet de sa demande de libération conditionnelle, jeudi, par la cour d'appel de Paris.

Jacqueline Sauvage devant la cour d\'assises du tribunal de Blois (Loir-et-Cher), le 1er décembre 2015.
Jacqueline Sauvage devant la cour d'assises du tribunal de Blois (Loir-et-Cher), le 1er décembre 2015. (MAXPPP)

Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent, renonce à se pourvoir en cassation après un nouveau rejet de sa demande de libération conditionnelle, ont indiqué ses avocates, vendredi 25 novembre. Jacqueline Sauvage avait été partiellement graciée par François Hollande en janvier 2016.

Jacqueline Sauvage, "épuisée par ce parcours judiciaire", et sa famille "renoncent à se pourvoir en cassation", ont déclaré ses avocates, Nathalie Tomasini et Janine Bonaggiunta, au lendemain du rejet en appel de sa demande d'aménagement de peine.

Quarante-sept ans de calvaire conjugal

Devenue un symbole des victimes de violence conjugale, Jacqueline Sauvage a vu, jeudi, sa demande de libération conditionnelle une nouvelle fois rejetée. Après un premier refus du tribunal d'application des peines de Melun (Seine-et-Marne) le 12 août dernier, la cour d'appel de Paris a à son tour rejeté cette demande d'aménagement de peine.

Dans son arrêt, la cour d'appel estime que Jacqueline Sauvage continue "à se poser en victime (...) tout en remettant en question l'élément d'intentionnalité", que "sa réflexion demeure pauvre et limitée puisqu'elle peine encore à ce jour à accéder à un réel et authentique sentiment de culpabilité". 

Les avocates ont promis d'aller "jusqu'au bout" de leur combat pour faire libérer cette femme qui a vécu quarantes-sept ans de calvaire conjugal avant, le 10 septembre 2012, de tuer son époux de 65 ans de trois coups de fusil dans le dos, à la Selle-sur-le-Bied (Loiret).