Affaire de Tarnac : le parquet de Paris fait appel de l'abandon de la qualification "terroriste"

La juge d'instruction avait renvoyé huit militants devant le tribunal correctionnel, mais sans retenir la qualification "terroriste".

Des gendarmes sur la route menant à Tarnac (Corrèze), le 11 novembre 2008.
Des gendarmes sur la route menant à Tarnac (Corrèze), le 11 novembre 2008. (THIERRY ZOCCOLAN / AFP)

Le parquet de Paris conteste la décision de la juge d'instruction. Il a fait appel, lundi 10 août, de l'abandon de la qualification "terroriste" dans l'affaire dite du groupe de Tarnac (Corrèze). En fin de semaine dernière, la juge d'instruction antiterroriste chargée du dossier avait décidé de renvoyer huit militants libertaires, dont Julien Coupat, en correctionnelle, mais n'avait pas retenu la qualification "terroriste".

Ce groupe est soupçonné d'avoir saboté des lignes TGV dans l'Oise, l'Yonne et la Seine-et-Marne en 2008. Le ministère public demandait que la circonstance aggravante d'"entreprise terroriste" soit retenue à l'encontre de trois militants, dont Julien Coupat et sa compagne, Yildune Lévy. Le dossier des huit membres du groupe Tarnac va donc être examiné par la chambre de l'instruction.