"Je vais me soigner" : Jean-Vincent Placé s'explique après son interpellation pour une altercation en état d'ébriété

L'ancien secrétaire d'Etat, renvoyé en correctionnelle pour violences et outrage à agents, fait son mea culpa dans un entretien à "Paris Match".

Jean-Vincent Placé à l\'Assemblée nationale, à Paris, le 31 mai 2016.
Jean-Vincent Placé à l'Assemblée nationale, à Paris, le 31 mai 2016. (BERTRAND GUAY / AFP)

Il a "honte". Jean-Vincent Placé fait son mea culpa dans un entretien à Paris Match, mercredi 11 avril, une semaine après son arrestation en état d'ébriété. L'ancien secrétaire d'Etat a été renvoyé en correctionnelle pour "violences", "outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique" et "insulte à caractère racial", après une altercation dans un bar parisien. "Je mesure bien la honte et l’indignité d’avoir été en état d’ébriété, d’avoir eu un comportement déplacé et inconvenant, confie-t-il au magazine. J’en paierai les conséquences. Je le dois à ma famille auprès de laquelle je m'excuse aussi."

"C'est une maladie, l'alcoolisme"

"Les trente-sept heures de garde à vue ont eu un mérite : (...) j’ai réalisé que, dans les derniers mois, j’avais bu excessivement en diverses circonstances, a poursuivi Jean-Vincent Placé. Il y a eu des excès, de l’alcoolisme. J’assume le mot. C’est une maladie, l’alcoolisme."

"Une chose est de boire trop, une autre d’être pris pour un pervers et un raciste, se défend toutefois l'ancien sénateur de l'Essonne. Je n’ai jamais proféré d’insultes racistes. (...) L’outrage aux policiers est à replacer dans ce contexte d’énervement." Jean-Vincent Placé veut désormais "solder le temps d'avant, présenter [ses] excuses, arrêter de boire". "Mais après, je veux qu'on me laisse tranquille."