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En visite en Corse, Cazeneuve annonce des renforts policiers à Ajaccio

La venue du ministre de l'Intérieur intervient six jours parès les violences qui ont éclaté la veille de Noêl dans le quartier des Jardins de l'empeurer, sur les hauteurs de la ville.

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France Télévisions
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Le président du Conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, le président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, et le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, à Ajaccio (Corse-du-Sud), le 30 décembre 2015. (PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP)

Il est le premier membre du gouvernement à se rendre sur l'île de Beauté depuis les manifestations racistes de la semaine de Noêl. En visite à Ajaccio (Corse-du-Sud), Bernard Cazeneuve a annoncé, mercredi 30 décembre, des moyens supplémentaires, notamment en matière de sécurité, pour le quartier populaire des Jardins de l'empereur, théâtre des violences des derniers jours.

"Des habitants du quartier des Jardins de l'Empereur (...) ont exprimé une demande accrue de sécurité, a affirmé le ministre de l'Intérieur. Cette demande est entendue par l'État qui renforcera encore, dans les jours à venir, un plan d'action spécifique au quartier."

"Opérationnel dans les tous prochains jours", ce plan prévoit une augmentation de la présence policière, une multiplication des opérations de contrôle et une poursuite d'une action de lutte contre toutes les formes de trafics, notamment les trafics de stupéfiants.

"Il n'y a pas de place en Corse pour le racisme"

Accompagné de plusieurs responsables politiques et administratifs de l'île, Bernard Cazeneuve s'est rendu à la caserne des pompiers qui avaient été agressés lors d'une embuscade le soir de Noël. Le ministre de l'Intérieur a salué les quatre soldats du feu présents dans le camion d'intervention le soir des faits et s'est ensuite entretenu, à huis clos, avec des représentants du Syndicat des travailleurs corse (STC).

Bernard Cazeneuve s'est aussi entretenu avec les habitants du et a visité la salle de prière vandalisée après le "guet-apens" tendu aux pompiers, avant de rendre visite aux policiers et gendarmes, et de rencontrer les représentants du conseil régional du culte musulman. "Il n'y a en Corse de place, ni pour la violence, ni pour le racisme, a déclaré le ministre. Et je suis convaincu que c'est là la volonté de l'ensemble de ceux qui vivent en Corse."

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