VIDEO. Incendie à Rouen : "On a besoin d'en savoir plus sur les risques", réclame un éleveur touché

"On produit des matières alimentaires et on n'est pas là pour intoxiquer les gens", dit le responsable de la FDSEA de Seine-Maritime.

"On ne connait pas l'impact de ces suies qui sont tombées sur les pâturages." A Catenay (Seine-Maritime), Stéphane Donckele fait part de ses "craintes" après l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen, à 25 kilomètres de son exploitation, jeudi. "On a besoin de savoir un peu plus par rapport aux risques, parce qu'on produit des matières alimentaires et qu'on n'est pas là pour intoxiquer les gens", dit cet éleveur.

Stéphane Donckele, secrétaire général de la FDSEA dans le département, n'a pas pu suivre les recommandations officielles visant à rentrer les animaux dans les bâtiments. "Techniquement impossible, a-t-il confié au Monde. On avait prévu de rentrer les vaches le 20 octobre. Les bâtiments n’étaient pas aménagés."

Son exploitation ne se trouvait pas directement dans le nuage de pollution mais a été recouverte de suies après une avese de pluie. "Les flaques étaient toutes noires", dit-il. Il craint la présence de dioxines dans le lait de ses 180 vaches, ce qui rendrait sa production impropre à la consommation et occasionnerait pour lui une perte sèche de 1 800 euros.

Stéphane Donckele sur son exploitation à Catenay (Seine-Maritime), le 27 septembre 2019.
Stéphane Donckele sur son exploitation à Catenay (Seine-Maritime), le 27 septembre 2019. (FRANCE 2)