Lubrizol : "Cela nous fait mal d'entendre certains politiques traiter notre entreprise de voyou", réagit une salariée

Corinne Adam, déléguée CFTC chez Lubrizol, explique sur franceinfo que les salariés de l'usine ont "un sentiment d'impuissance par rapport à ce qui se passe".

L\'usine Lubrizol de Rouen, le 27 septembre 2019.
L'usine Lubrizol de Rouen, le 27 septembre 2019. (LOU BENOIST / AFP)

"Cela nous fait mal d'entendre certains politiques traiter notre entreprise de voyou", a réagi mardi 8 octobre Corinne Adam, déléguée syndicale CFTC chez Lubrizol, au micro de France Bleu Normandie. C'est la première fois qu'un salarié de l'usine prend la parole sur l'antenne de France Bleu, près de deux semaines après l'incendie de l'usine de Rouen.

Corinne Adam a évoqué le choc ressenti par les salariés lorsqu'elle a vu l'entrepôt en flammes : "Ce fut un grand choc. On a été soulagé de constater qu'il n'y avait pas de victimes". Elle explique sur France Bleu Normandie que leur première préoccupation a été de "s'occuper des collègues", une cellule psychologique a été mise en place. "Aujourd'hui, cela nous fait mal d'entendre certains politiques traiter notre entreprise de voyou comme Ségolène Royal", affirme Corinne Adam.

"Hors de question" de parler de réouverture

Les salariés ont "un sentiment d'impuissance par rapport à ce qui se passe", explique la déléguée syndicale. Ils veulent aider l'entreprise à reprendre. Rouen est un site à l'arrêt et il est hors de question de parler de réouverture pour l'instant. En tant que déléguée, il est hors de question de reprendre l'activité coûte que coûte en faisant n'importe quoi", ajoute-t-elle.

Interrogée sur l'origine de l'incendie, Corinne Adam affirme qu'elle ne comprend pas pourquoi les flammes sont parties de cet endroit : "C'est vraiment l'interrogation de tous les salariés. S'il y a un endroit où il n'y avait pas de risque à avoir c'est bien là, c'est un lieu de stockage, un endroit propre, c'est incompréhensible".