Incendie de Lubrizol : le spectre de la catastrophe demeure

Le 26 septembre 2019, la ville de Rouen (Seine-Maritime) se recouvrait d'un épais nuage de fumée. L'incendie de l'usine Lubrizol, s'il n'a pas fait de morts, demeure une source d'inquiétude pour les riverains, dont certains ont même fait le choix de déménager.

FRANCE 2

Le souvenir est encore vif dans les rues de Rouen (Seine-Maritime). Vanessa Slimak vivait avec ses enfants à deux kilomètres de l'usine de Lubrizol lorsque la catastrophe industrielle s'est produite. "On avait vue sur les fumées [...] La petite dernière, qui était sur le canapé, avait de grosses cernes et disait qu'elle ne se sentait pas bien. La plus grande disait qu'elle avait envie de vomir. On a passé une très mauvaise nuit", se souvient-elle. Par précaution, Vanessa Slimak a décidé de quitter la ville. La famille n'était pas la seule à chercher à s'éloigner. La directrice d'une école située à 500 mètres de Lubrizol, a observé le départ de 10 enfants scolarisés avec leurs parents. Ceux qui restent sont toujours marqués. Un an après la catastrophe, la métropole de Rouen n'est plus tout à fait la même.

Le collectif Lubrizol demande des sanctions exemplaires

Après autorisation du préfet, la manifestation du collectif Lubrizol, prévue samedi 26 septembre, a été maintenue. Une manifestation suivie par le journaliste Félix Bollez, en duplex pour le 13 heures : "ici, la défiance est grande vis-à-vis des industriels et de l'État. Une interdiction aurait certainement été perçue par le mouvement comme une volonté de le faire taire. Ce collectif, qui regroupe syndicats, écologistes, politiques et riverains, réclame une transparence totale sur les conséquences sanitaires de cet incendie. Il demande aussi des sanctions exemplaires vis-à-vis des industriels qu'il considère comme coupables dans cette affaire. Il demande également que l'État joue son rôle en durcissant la réglementation en matière de sécurité", explique le journaliste de France Télévisions.

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Un salarié nettoie une dalle de béton à l\'usine Lubrizol de Rouen (Seine-Maritime), le 18 septembre 2020.
Un salarié nettoie une dalle de béton à l'usine Lubrizol de Rouen (Seine-Maritime), le 18 septembre 2020. (LOU BENOIST / AFP)