Rouen : fin des perquisitions dans les locaux de Lubrizol et de Normandie Logistique

L'enquête en cours doit déterminer les causes de l'incendie, et déterminer d'où est parti l'incendie.

L\'incendie de l\'usine Lubrizol à Rouen, le 26 septembre 2019.
L'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen, le 26 septembre 2019. (MATHILDE DEHIMI / FRANCE INTER / RADIO FRANCE)

Des perquisitions ont eu lieu jeudi 10 octobre dans les locaux administratifs de l'entreprise Lubrizol et de sa voisine Normandie Logistique à Rouen (Seine-Maritime), a appris franceinfo de source judiciaire. En plus des enquêteurs, un magistrat du parquet de Paris et un assistant spécialisé du pôle de santé publique étaient présents.

Jeudi 26 septembre, un gigantesque incendie a détruit 5 253 tonnes de produits chimiques chez Lubrizol, une entreprise classée Seveso seuil haut. L'incendie a aussi touché trois entrepôts de son voisin Normandie Logistique qui stockait plus de 9 000 tonnes de produits sur son site.

Au moins 130 plaintes pour mise en danger de la vie d'autrui

Les investigations ont démarré mardi 8 octobre sur le site pour déterminer les causes de l'incendie. Le pôle santé publique et environnement du parquet de Paris s’est saisi de l’enquête ouverte le 26 septembre par le parquet de Rouen, notamment  pour "destruction involontaire par incendie" et "mise en danger de la vie d’autrui". Elle devra notamment déterminer d'où est parti l'incendie.

Les causes de l'incendie ne sont pas encore connues. La société Lubrizol, qui se fonde sur "la vidéosurveillance et des témoins oculaires", a affirmé que le sinistre avait vraisemblablement commencé à l'extérieur de son site. Pour Normandie Logistique, le feu n’est pas parti de chez eux "d’après l’analyse des alarmes et des experts", rapporte jeudi France Bleu Normandie.

Au moins 130 plaintes ont par ailleurs déjà été déposées par des habitants, entreprises ou communes touchés par les conséquences de cette catastrophe, principalement pour "mise en danger de la vie d’autrui".