Incendie à Rouen : des enseignants ont exercé leur droit de retrait

En duplex depuis Rouen (Seine-Maritime), le journaliste Léopold Audebert revient sur la visite du Premier ministre à l'usine Seveso, lundi 30 septembre, dont l'incendie fait craindre aux habitants une éventuelle pollution.

FRANCE 2

La population de Rouen (Seine-Maritime) et des environs a bien du mal à croire que l'air est sain, plusieurs jours après l'incendie d'une usine classée Seveso et l'immense panache de fumée qui a suivi. Lundi 30 septembre, les établissements scolaires ont été rouverts, mais certains enseignants ont mis en place leur droit de retrait. Le Premier ministre s'est déplacé en fin de journée sur place, et il s'est voulu rassurant. "Édouard Philippe est arrivé ici à 19h30", rapporte depuis Rouen le journaliste Léopold Audebert.

Des nausées chez des élèves et des enseignants

"Il s'est voulu très rassurant : 'Les odeurs sont gênantes, mais pas nocives. C'est ce que disent les scientifiques et les techniciens', c'est ce qu'il a déclaré devant les journalistes", relate-t-il. "Certains professeurs, notamment de trois collèges, ont exercé leur droit de retrait, constatant des nausées de leur côté et de la part de certains de leurs élèves", explique Léopold Audebert.

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Une femme et un enfant arrivent le 30 septembre 2019 à l'école maternelle Cavelier de la Salle, une des deux écoles de Rouen où des traces de suie ont été retrouvées sur des rebords de fenêtres. (LOU BENOIST / AFP)