Grèce : l'heure des questions

En Grèce, trois jours de deuil national décrétés par les autorités suite aux terribles incendies d'Athènes. 79 personnes sont mortes dans les flammes et le bilan pourrait encore s'alourdir. Des experts mettent en cause l'urbanisme et la mauvaise qualité des services de secours.

FRANCE 2

Ils scrutent le rivage, inspectent les rochers. Ces habitants de Mati (Grèce) recherchent bénévolement les portés disparus depuis hier, mardi 24 juillet. Sur la plage, des baskets neuves, un t-shirt abandonné à la hâte, par des habitants qui ont plongé pour fuir les flammes. Malgré d'inlassables recherches, personne ne parvient à retrouver deux petites filles. Près de 80 morts, plusieurs dizaines de disparus. Un site internet recense les avis de recherche des familles plongées dans l'angoisse et les visages tournent en boucle à la télévision. Comment expliquer un bilan aussi lourd?

Les Grecs demandant des explications

Le feu s'est propagé dans une zone à l'urbanisation dense et anarchique. Des maisons de vacances construites au milieu des pins, très vite inflammables. Pas de débroussaillage, pas de plan d'évacuation. Pour certains habitants, le scénario de la catastrophe était écrit d'avance au vu des récentes mesures d'austérité dans le budget des pompiers. Malgré le deuil national, de plus en plus de Grecs demandent des explications.

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Des pompiers luttent contre les flammes dans le village de Kineta, près d\'Athènes (Grèce), le 24 juillet 2018. 
Des pompiers luttent contre les flammes dans le village de Kineta, près d'Athènes (Grèce), le 24 juillet 2018.  (VALERIE GACHE / AFP)