Crash dans le Gard : selon un rapport du Sénat, "les Trackers auraient dû être retirés du service en 2008"

Vendredi 2 août, un bombardier d'eau s'est écrasé dans le Gard causant la mort de son pilote. Des questions se posent sur ce modèle Tracker conçu dans les années 1950.

FRANCE 3

Une dizaine de personnes se sont rassemblées sur la base aérienne de Nîmes-Garons (Gard) samedi 3 août. La veille, un pilote de bombardier a perdu la vie dans le crash de son avion. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner s'est rendu dans la matinée à Générac (Gard) pour rencontrer les pompiers qui ont lutté contre l'incendie. Très vite, des questions se posent sur ce modèle Tracker. Sa mission était de larguer du retardant, une substance censée empêcher la propagation du feu, mais ces appareils sont vétustes.

Le remplacement initié en juillet

Conçu dans les années 1950, le modèle aurait dû être remplacé depuis plusieurs années selon un rapport du Sénat : "Les Trackers auraient dû être retirés du service en 2008. Un programme de révision technique de grande ampleur a cependant été lancé afin de les maintenir en activité jusqu'en 2020." Le remplacement de ces avions par des modèles plus récents a commencé en juillet dernier et devrait se poursuivre jusqu'en 2023.

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Des avions "Tracker" de la Sécurité civile, similaires au modèle qui s'est crashé le 2 août dans le Gard, à Générac (PASCAL GUYOT / AFP)