Hauts-de-France : une douzaine d'individus interpellés pour des attaques de distributeurs de billets à l'explosif

Les suspects auraient attaqué quatre distributeurs différents et commis plusieurs cambriolages.

Les gendarmes ont saisi plusieurs véhicules et du matériel de fabrication de plaques d\'immatriculation.
Les gendarmes ont saisi plusieurs véhicules et du matériel de fabrication de plaques d'immatriculation. (DGGN)

Une douzaine d'individus ont été interpellés mardi 21 mai à Saint-Quentin, dans l'Aisne. Ils sont soupçonnés d'être impliqués dans quatre attaques de distributeurs de billets à l'explosif, indiquent samedi 25 mai les gendarmes de Lille.

Les faits ont été perpétrés entre mars et juillet 2018. Deux attaques, dans les communes de Beaumetz-Les-Loges (Pas-de-Calais) et Thiant (Nord), avaient permis aux malfaiteurs de repartir avec 36 000 euros. Deux autres attaques à Burbure (Pas-de-Calais) et Gouzeaucourt (Nord) s'étaient soldées par des échecs.

Les malfaiteurs sont également poursuivis pour une quinzaine d'autres faits, notamment un vol de fret et plusieurs cambriolages "pour un préjudice global évalué à plus de 200 000 euros", précisent les gendarmes.

Armes, matériel et fausses plaques d'immatriculation

Plusieurs perquisitions menées à Saint-Quentin, Dijon (Côte-d'Or) et Trévoux (Ain) ont permis de saisir cinq véhicules, 60 000 euros, plusieurs armes, des cagoules, des gants des talkies-walkies, ainsi qu'une centaine de coffrets de parfum provenant d'un vol. Les enquêteurs ont également trouvé une presse dédiée à la fabrication de plaques d'immatriculation, et plus de 450 plaques vierges.

À l'issue de leurs gardes à vue, neuf personnes ont été présentées au juge d'instruction en vue de leur mise en examen. Quatre d'entre elles ont été écrouées, et cinq autres ont été placées sous contrôle judiciaire. Au total, près de 120 gendarmes et policiers venus de plusieurs départements ont été mobilisés.