Haute Savoie : la collégienne, qui avait aspergé d'essence une camarade, mise en examen pour tentative d'assassinat

Interpellée mercredi dernier, quelques heures après avoir aspergé d'essence une camarade du même âge, une collègienne de Seynod (Haute-Savoie) a été mise en examen pour tentative d'assassinat, vendredi.

Le collège Le Semnoz de Seynod (Haute-Savoie), où une élève a grièvement brûlé une camarade en l\'aspergeant d\'un liquide inflammable, le 24 mai 2017.
Le collège Le Semnoz de Seynod (Haute-Savoie), où une élève a grièvement brûlé une camarade en l'aspergeant d'un liquide inflammable, le 24 mai 2017. (MAXPPP)

L'auteure présumée de l'agression d'une camarade du collège Semnoz, mercredi 23 mai à Seynod, près d'Annecy (Haute-Savoie) a été mise en examen pour tentative d'assassinat rapporte, vendredi après-midi, France Bleu Pays de Savoie. Elle est également "placée en détention provisoire dans un établissement pénitentiaire pour mineurs", a annoncé la procureur de la République d'Annecy, Véronique Denizot.

Mercredi, à 10 heures, la collégienne de 15 ans avait aspergé une autre élève d'un liquide inflammable. Au cours de sa garde à vue, la collégienne a reconnu les faits. Elle a indiqué avoir acheté de l'alcool à brûler quelques jours avant de passer à l'acte. "Cet acte prémédité devait mettre un terme au litige qui l'opposait à la victime depuis la rentrée de septembre dernier", avait indiqué Véronique Denizot plus tôt dans la journée, précisant que l'agresseuse n'avait ni "antécédents judiciaires et psychiatriques", ni "difficultés scolaires".

Le mobile de l'agression toujours flou 

Les enquêteurs ont aussi entendu plusieurs élèves du collège. Il en ressort que les deux adolescentes, qui n'étaient pas dans la même classe, se connaissaient depuis plusieurs années. Elles étaient copines jusqu'à leur entrée en troisième, mais depuis, leurs relations s'étaient tendues, même si pour l'instant les raisons de leur brouille restent assez floues.

La victime avait été transportée dans un état grave à l'hôpital Edouard Herriot de Lyon, qui abrite le centre des grands brûlés, et a été placée dans un coma artificiel. Elle est toujours entre la vie et la mort.