Un policier agressé au couteau dans un commissariat de Toulouse

L'auteur de l'agression a été interpellé. La piste terroriste est écartée.

Le commissariat de Toulouse (Haute-Garonne) où un adjoint de sécurité a été agressé au couteau, le 30 août 2016.
Le commissariat de Toulouse (Haute-Garonne) où un adjoint de sécurité a été agressé au couteau, le 30 août 2016. (GOOGLE STREET VIEW)

Un policier a été poignardé, mardi 30 août, dans un commissariat du centre de Toulouse (Haute-Garonne), par un individu qui a été interpellé, a indiqué une source policière. L'adjoint de sécurité, qui se trouvait à l'accueil du commissariat, a été légèrement blessé au cou, et ses jours ne sont pas en danger. Une enquête est ouverte pour tentative d'homicide volontaire sur dépositaire de l'autorité publique.

Selon le récit des faits détaillé par le procureur de Toulouse, l'agresseur a prétexté devoir déposer plainte pour le vol de son téléphone. Renvoyé une première fois pour récupérer le numéro de série de l'appareil, il est revenu dans le commissariat vingt minutes plus tard, un peu avant 14h30. 

"Sans proférer aucun mot ni menace", il s'est alors jeté sur l'adjoint de sécurité, âgé de 21 ans, lui portant un coup au niveau du cou avec un couteau de cuisine. Il a ensuite tenté de s'emparer de l'arme de service de la victime avant d'être maîtrisé et interpellé, opposant "une forte résistance".

Déclaré irresponsable dans une précédente affaire

L'agresseur, un homme de 31 ans, avait "fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique, dont il était sorti en février", et n'était pas fiché S, a indiqué le procureur. "La motivation de cet homme n'est pas cernée", a estimé le magistrat, soulignant qu'"il n'y [avait] eu aucune revendication de quelque nature que ce soit""Lors de son interpellation, [le suspect] a déclaré : 'J'en ai marre de la France, de ce pays'", a-t-il ajouté.

L'agresseur était toutefois connu des services de police, notamment pour avoir jeté des cocktails Molotov en direction des forces de l'ordre et d'une synagogue, en marge d'une manifestation pro-palestinienne à Toulouse, en 2014. Les poursuites avaient été abandonnées, l'homme ayant été déclaré irresponsable en raison d'un trouble mental.