Gendarmes tués dans le Puy-de-Dôme : l’ex-femme du forcené témoigne

Quelques jours après qu’un forcené a tué trois gendarmes dans le Puy-de-Dôme dans la nuit de mardi 22 décembre, l’ex-femme du tueur a témoigné sur Franceinfo. Elle déplore l’aveuglement collectif et dresse le portrait du tueur.

franceinfo

La tuerie a eu lieu dans la nuit du 22 au 23 décembre dans le Puy-de-Dômedans le Puy-de-Dôme. Trois gendarmes, appelés pour des faits de violences conjugales, ont été abattus par un forcené, Frédérik Limol. Son ex-femme témoigne sur Franceinfo, et revient sur sa métamorphose dès 2012.  "On s’est marié. Le lendemain, ou le surlendemain, il a tout détruit dans l’appartement. Il a essayé de m’étrangler. Il y a eu des séquestrations, des menaces avec armes. Je suis parti avec mes papiers et mes deux chats".

Menaces de mort à répétition

Son ex-mari est devenu survivaliste alors qu’elle était enceinte de leur enfant. "Il m'a offert une radio militaire parce qu’il croit que la fin du monde est proche, la guerre civile aussi. Il m’a menacée de mort. Il a dit qu’il ne savait pas qui il allait tuer en premier. L'enfant pour que je souffre en le voyant mourir, ou moi d'abord pour que je me pose la question en mourant de ce qu'il allait faire à l'enfant". Aujourd'hui, elle déplore l'aveuglement collectif. "J’ai alerté ma famille, sa famille, ses amis, la gendarmerie, la police. Et la réponse a toujours été la même : il n’y a plus qu’à attendre. Mais j’avais fait mon testament. Ça ne pouvait finir que par un meurtre".

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Un gendarme se tient près de fleurs posées devant l\'entrée de la gendarmerie d\'Ambert (Puy-de-Dôme), le 23 décembre 2020.
Un gendarme se tient près de fleurs posées devant l'entrée de la gendarmerie d'Ambert (Puy-de-Dôme), le 23 décembre 2020. (OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP)