VIDEO. Des mineures vendues par leurs familles pour cambrioler des maisons dans le Gard

En moins de six mois, ces enfants, issues de la communauté des gens du voyage sédentarisés, ont été forcées à réaliser pas moins de 1 500 cambriolages entre les villes de Cannes et de Perpignan, pour le compte d'un gang serbe.

Un gendarme, en mars 2018 (photo d\'illustration). 
Un gendarme, en mars 2018 (photo d'illustration).  (PASCAL PAVANI / AFP)

C'est une véritable opération de traite d'êtres humains qui a été découverte. Les gendarmes du Gard ont interpellé 20 membres d'un réseau soupçonné d'exploiter des mineures et d'avoir dirigé 1 500 cambriolages dans le sud de la France, a rapporté, jeudi 15 mars, France 3 Occitanie.

"Le chef de groupe récupérait les mineurs, ils les déposaient dans une commune, ils les laissaient plusieurs jours pour aller dérober différentes villas, explique un gendarme. Ils devaient rentrer avec des bijoux, sinon ils étaient laissés sur place."

La gendarmerie remonte alors la trace d'un vaste "réseau de trafics d'êtres humains, particulièrement d'enfants, de jeunes demoiselles", selon la gendarmerie. Ces jeunes filles, issues de la communauté des gens du voyage sédentarisés, comme l'explique Le Parisien, "étaient vendues par les chefs de clans présents en région parisienne à des patriarches dans le sud de la France", dans le but "de commettre un maximum de cambriolages dans un temps très restreint". Selon TF1, des jeunes filles ont été vendues entre 40 000 et 80 000 euros par leurs clans et leurs propres familles à des membres de clans serbes qui vivaient dans des campements dans le sud de la France.

Montres de luxe, bijoux, or...

Au total, ces mineures ont réalisé pas moins de 1 500 cambriolages en six mois, commis, selon TF1, entre les villes de Cannes (Alpes-Maritimes) et de Perpignan (Pyrénées-Orientales). Les gendarmes ont finalement découvert que ce réseau avait volé 40 montres de luxe pour un montant de 150 000 euros, 1 100 bijoux, 6,5 kilos d'or et 25 000 euros en numéraire. Le tout, acheminé en région parisienne, était ensuite écoulé en Belgique.