Affaire Pilarski : "La juge d'instruction ne démérite pas dans cette affaire", selon l'avocate de la famille

Alors que les prélevements ADN des chiens potentiellement impliqués dans la mort d'Elisa Pilarski n'ont pas encore été analysés, l'avocate de la famille de la victime a réagi sur franceinfo : "On n'est pas du tout dans l'économie de la recherche de la vérité, mais dans une gestion des fond qui sont des fonds publics".

Le site dans la forêt de l\'Aisne où Élisa Pilarski a été retrouvée morte, le 16 novembre 2019 (photo d\'illustration).
Le site dans la forêt de l'Aisne où Élisa Pilarski a été retrouvée morte, le 16 novembre 2019 (photo d'illustration). (REMI WAFFLART / MAXPPP)

"On n'est pas du tout dans l'économie de la recherche de la vérité, mais dans une gestion des fonds publics, ce qui ne choque personne", a déclaré jeudi 20 février sur franceinfo maître Caty Richard, avocate de la famille d'Élisa Pilarski, alors que les prélèvements ADN des chiens potentiellement impliqués dans sa mort n'ont toujours pas été analysés. L'avocate a également déploré les "rumeurs" et les "versions complotistes" autour de cette affaire.

"Comme dans tous les dossiers, au départ on vise très large, c'est à dire qu'on a fait des prélèvements tant sur Elisa, sur ses vêtements, que sur tous les chiens qui étaient présents dans la forêt, et même au-delà : les chiens qui appartiennent à la chasse à courre mais qui n'étaient pas présents dans la forêt. Tous ces prélèvements ont été communiqués par la juge d'instruction à un premier laboratoire", a précisé l'avocate.

"Cette instruction se poursuit et ce qu'il faudrait c'est quelle se poursuive dans la sérénité"

"Le laboratoire a envoyé son devis de plus de 200 000 euros. La juge d'instruction a fait comme on fait régulièrement, c'est-à-dire qu'elle projette de faire une autre mission et pourquoi pas de faire une mission où on passe par série les expertises, c'est-à-dire que vous ne sortez pas les ADN de tout le monde si c'est ce qui coûte de l'argent", a-t-elle ajouté.

"On va d'abord voir sur le corps d'Élisa et sur ses vêtements s'il y a un ou plusieurs ADN de chien, et ensuite on va comparer ce ou ces ADN au fur et à mesure avec les chiens dont on sait qu'ils étaient présents. On n'est pas du tout dans l'économie de la recherche de la vérité, mais dans une gestion des fond qui sont des fonds publics, ce qui ne choque personne et ce qui ne nous choque pas nous", a affirmé l'avocate de la famille d'Élisa Pilarski.

"La juge d'instruction ne démérite pas dans cette affaire. Cette instruction se poursuit et ce qu'il faudrait c'est quelle se poursuive dans la sérénité", a-t-elle conclu.