Faits-divers : hausse du nombre d’interventions du GIGN, les profils des forcenés posent question

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Faits-divers : hausse du nombre d’interventions du GIGN, les profils des forcenés posent question
franceinfo
Article rédigé par
J. Frayssinet, P. Loison - franceinfo
France Télévisions

Terry Dupin a été arrêté lundi 31 mai en Dordogne par le GIGN. Le nombre d’interventions effectuées par ces gendarmes est en hausse, alors que le profil des forcenés se rapproche souvent de la mouvance d’ultra-droite.

Depuis plusieurs mois, le nombre d’interventions du GIGN pour interpeller des forcenés est en nette hausse. Souvent, les personnes associées à ces actes sont des passionnés des armes ou d’anciens militaires. En Belgique, Jugen Conings, 46 ans, militaire chevronné, est toujours en fuite depuis le 18 mai. Il a menacé de s’en prendre à une mosquée et à un virologue belge. Ce dernier fait partie de la mouvance néo-nazie et de l’ultra-droite. Ces cas se multiplient ces derniers mois, notamment dans l’Hexagone. Le 14 mai, Valentin Marcone, 29 ans, était le seul suspect d’un double meurtre, celui de son patron et d’un collègue, dans les Cévennes. Ce passionné d'armement s’était finalement rendu. Adepte des réseaux sociaux, "il s’attaquait au gouvernement, au privilège accordé selon lui aux musulmans en France. Il avait soutenu les deux tribunes des militaires", détaille Justine Frayssinet dans le 23 heures de franceinfo.

Des dysfonctionnements dans le contrôle de ces individus

Il y a également eu Frédérik Limol en décembre dernier, survivaliste, ultra-violent et surarmé. Il avait tiré sur trois gendarmes dans le Puy-de-Dôme avant de se donner la mort. "Cette dérive ultra-violente inquiète les services de renseignement, explique la journaliste de France Télévisions. Ce sont des personnes de l’ultra-droite française, qui se radicalisent autour des thèmes du déclin de la France, de la faiblesse de l’État ou de l’immigration." Jean-Yves Camus, politologue et spécialiste de l’extrême droite, était l’invité du 23 heures pour revenir sur le profil de ces forcenés mais aussi pointer un certain nombre de défaillances. "Davantage que des militaires radicalisés, deux au moins des individus en question sont avant tout des conjoints violents, et ce, depuis longtemps. Ils ont fait l’objet d’un certain nombre de mesures judiciaires, la prison avec sursis, ferme, le port d’un bracelet électronique. Il y a beaucoup à dire sur les conditions de contrôle", a-t-il notamment avancé.

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