Explosion de la rue de Trévise : la mairie de Paris et le syndic de copropriété mis en examen

La ville de Paris et le syndic ont été mis en examen respectivement le 8 et le 11 septembre, pour "homicides et blessures involontaires" et "destruction, dégradation ou détérioration par l'effet d'une explosion ou d'un incendie". 

Les dégâts de l\'explosion de la rue de Trévise, survenue le 12 janvier 2019 à Paris.
Les dégâts de l'explosion de la rue de Trévise, survenue le 12 janvier 2019 à Paris. (CARL LABROSSE / AFP)

La mairie de Paris et le syndic de copropriété de l'immeuble devant lequel s'est produite l'explosion de la rue de Trévise à Paris, le 12 janvier 2019, ont été mis en examen la semaine dernière, a confirmé une source judiciaire à franceinfo, mardi 15 septembre. La puissante déflagration avait provoqué la mort de quatre personnes. 

La ville de Paris et le syndic de copropriété ont été mis en examen respectivement le 8 et le 11 septembre, pour "homicides et blessures involontaires" et "destruction, dégradation ou détérioration par l'effet d'une explosion ou d'un incendie". L'entreprise chargée d'effectuer des travaux sur le trottoir de l'immeuble, qui s'affaissait, a pour sa part été placée sous le statut intermédiaire de témoin assisté. 

Des "manquements" pointés par des experts

La responsabilité de la Ville de Paris avait été pointée par l'expertise définitive commandée par la justice. Les conclusions de ce rapport confirmaient les éléments du pré-rapport rendu en décembre 2019. Les quatre experts expliquaient alors que cette explosion était due à "la rupture d'une canalisation de gaz, ayant pour cause principale un affaissement du sol sous le trottoir devant le porche de l'immeuble situé 6 rue de Trévise".

Les experts pointaient les "manquements" de la ville de Paris et d'une entreprise "mandatée par les services de la voirie", car "cet affaissement était signalé et avait fait l'objet de réfections à deux reprises à la fin de l'année 2016". Problème : les services de la voirie de la ville de Paris et cette entreprise "ont considéré que l'affaissement du trottoir devant la porte cochère de l'immeuble était un petit affaissement et l'ont traité en tant que tel (…) Si la cause de l'affaissement du trottoir avait été recherchée et si sa réfection avait été correctement réalisée, cette explosion aurait pu être évitée", avaient-ils souligné.