Explosion à Saint-Laurent-de-la-Salanque : "Nous avons des éléments qui nous laissent penser à une piste criminelle", explique le procureur

Un expert en incendie et des enquêteurs sont sur le terrain pour tenter de déterminer comment cette explosion qui a provoqué la mort d'au moins huit personnes a pu se produire.

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avec France Bleu Roussillon - franceinfo
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Jean-David Cavaillé, procureur de la République de Perpignan, le 30 septembre 2021. (LACAUD ANNE / MAXPPP)

Une explosion a fait au moins huit morts lundi 14 février à Saint-Laurent-de-la-Salanque (Pyrénées-Orientales), selon un bilan encore provisoire communiqué mardi 15 février à la mi-journée par le procureur de Perpignan. Un huitième corps a été extrait des décombres, mardi matin. Parmi les victimes, un enfant de moins d'un an et un de moins de trois ans. "Nous avons des éléments qui nous laissent penser à une piste criminelle", a déclaré le procureur de la République de Perpignan, Jean-David Cavaillé, mardi 15 février sur France Bleu Roussillon. L'enquête pour incendie volontaire ayant entraîné la mort ne fait que démarrer, elle "s'annonce complexe, toutes les pistes sont travaillées", a-t-il toutefois précisé.

>> Explosion à Saint-Laurent-de-la-Salanque : ce que l'on sait du drame qui a fait au moins sept morts

Des bonbonnes de gaz au rez-de-chaussée d'un des immeubles, au niveau d'une épicerie, ont été repérées mais impossible pour l'instant de déterminer leur rôle dans cet incendie et à qui elles appartiennent, a expliqué le procureur de la République.

La vidéosurveillance pour comprendre ce qui a pu se passer

Les images de vidéosurveillance de la commune sont actuellement étudiées par les enquêteurs. L'une des caméras était braquée vers la rue Arago, où s'est produit le drame, rapporte France Bleu Roussillon. Une équipe de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) est arrivée sur place. Elle va "accompagner un expert en incendie et les enquêteurs sur le terrain", indique le procureur de la République. Une modélisation des immeubles va être effectuée. Il faut stabiliser et sécuriser les lieux avant de pouvoir y rentrer. Le troisième immeuble ne sera peut-être pas accessible dès mercredi, le bâtiment est très fragile et menace de s'écrouler.

Aides d'urgence, assurances, suivi psychologique... Un comité de suivi a été mis en place pour assurer la continuité de la solidarité, a indiqué le préfet des Pyrénées-Orientales sur France Bleu Roussillon.

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