Colis piégé à Lyon : le vélo vu sur les images de vidéosurveillance également retrouvé lors d'une perquisition chez le suspect

Outre l’ADN du suspect, les enquêteurs ont mis la main sur le vélo aperçu sur les images de vidéosurveillance diffusées par la police. L'étudiant de 24 ans, originaire d'Algérie et en situation irrégulière, était toujours en garde à vue mardi matin.

Des policiers devant le domicile du suspect, à Lyon, le 27 mai 2019.
Des policiers devant le domicile du suspect, à Lyon, le 27 mai 2019. (ROMAIN LAFABREGUE / AFP)

Lors de la perquisition menée dans la résidence où habite le principal suspect de l'attaque au colis piégé qui a fait 13 blessés à Lyon, vendredi, les enquêteurs ont mis la main sur le vélo aperçu sur les images de vidéosurveillance diffusées par la police, a appris franceinfo de source proche de l'enquête mardi 28 mai. 

Toujours en garde à vue, le suspect présenté lundi par Gérard Collomb, le maire de Lyon, comme un étudiant en informatique dans une école lyonnaise, était en situation irrégulière en France. Selon le directeur de l'établissement, joint par franceinfo, l'homme n'était que préinscrit. En 2017, il n'était pas allé au bout de son inscription à cause d'un problème de visa avec le consulat de France à Oran, en Algérie. Ce visa lui avait été refusé.

La piste d'une vengeance semble écartée

Lors de la perquisition menée à son domicile dans la banlieue de Lyon, des produits nécessaires à la fabrication de la bombe ont par ailleurs été retrouvés par les enquêteurs. Enfin, les empreintes ADN relevées sur les restes du colis piégé correspondent bien à celles du principal suspect. La piste d'une quelconque vengeance semble écartée par les enquêteurs, qui travaillent toujours sur plusieurs pistes, dont celle d'une radicalisation du suspect, a confié à franceinfo une source proche de l'enquête qui insiste sur le nécessité de "rester prudent" à ce stade. 

Parmi les éléments qui ont permis de remonter jusqu'au suspect de l'explosion d'un colis piégé à Lyon, vendredi, figurent plusieurs achats que l'individu a réalisés sur Internet, dont de l'eau oxygénée et de l'acétone, qui lui auraient permis de confectionner le TATP, un explosif très instable utilisé dans l'attaque de Lyon.