Cet article date de plus de huit ans.

FO dénonce la diffusion des images de l'évasion de Redoine Faïd

TF1 et M6 diffusent des images de vidéosurveillance tournées le jour de l'évasion du braqueur de la prison de Sequedin (Nord).

Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Devant la prison de Sequedin (Nord), après l'évasion de Redoine Faïd, le 13 avril 2013. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

La diffusion à la télévision des images de l'évasion du braqueur Redoine Faïd de la prison de Sequedin (Nord), ne plaît pas au syndicat FO pénitentiaire.

Dans son journal télévisé, vendredi 25 octobre, M6 a diffusé "en exclusivité" des images fixes, en couleur, vraisemblablement extraites des bandes de vidéosurveillance de la prison, tournées le jour de l'évasion du braqueur, le 13 avril dernier.

On y voit un homme présenté comme étant Redoine Faïd, bonnet noir et combinaison grise. D'abord filmé un sac de linge sale à la main, l'homme dégaine ensuite une arme de poing. Les images qui suivent le montrent en train de braquer des surveillants puis de faire exploser plusieurs portes de la prison ainsi qu'une fenêtre. On le voit enfin à l'air libre avec les quatre surveillants qu'il a pris en otage et devait relâcher lors de sa fuite en voiture.

M6 a annoncé la diffusion de ce document "en intégralité" dans son émission "Enquête exclusive" du 10 novembre prochain. TF1 a pour sa part annoncé la diffusion de ces images dans "Sept à huit", dimanche soir.

Dans un communiqué, le syndicat local FO pénitentiaire du centre pénitentiaire de Lille "exige que l'administration pénitentiaire intervienne auprès du parquet de Lille afin d'obtenir des explications sur l'obtention des images", et ce "alors que l'instruction est toujours en cours". "Le syndicat local pénitentiaire Force Ouvrière du CP Lille demande à l'administration pénitentiaire d'intervenir afin d'interdire la diffusion des ces images", peut-on lire dans le communiqué.

"Le traumatisme est encore présent"

FO s'inquiète dans ce texte des "blessures" que pourraient raviver ces images chez les gardiens de prison "victimes ce cette évasion", pour qui "le traumatisme est encore présent".

La cavale de Redoine Faïd, devenu durant un mois et demi l'homme le plus recherché de France, avait pris fin le 29 mai, avec son interpellation dans un hôtel de Seine-et-Marne. L'homme était détenu à Sequedin notamment pour participation à une tentative d'attaque à main armée qui avait coûté la vie à la policière municipale Aurélie Fouquet, 26 ans, en mai 2010 à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne).

La semaine dernière, trois personnes – un détenu de Sequedin, son frère et un ex-détenu – ont été mises en examen pour complicité dans le cadre de l'enquête sur son évasion. Après sa dernière arrestation, le braqueur s'était vu signifier neuf chefs de mise en examen. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Evasions

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.