Effondrements d'immeubles à Marseille : les sinistrés toujours sans domicile

À Marseille (Bouches-du-Rhône), les rescapés délogés de la rue d'Aubagne ont exprimé leur détresse et leur colère lors d'un rassemblement samedi 29 décembre.

France 3

À Marseille (Bouches-du-Rhône), 1 600 personnes ont été évacuées de leur logement depuis le 5 novembre. Près de deux mois plus tard, seulement 400 d'entre-elles ont pu retrouver leur appartement ou une solution pérenne ailleurs. Les autres attendent toujours. Certains ont manifesté leur colère samedi 29 décembre. Pour reloger plus dignement ces familles, la mairie assure faire aussi vite que possible. 100 arrêtés de péril ont été pris depuis les effondrements.

Une situation qui s'éternise

Depuis un mois, les sinistrés de la rue d'Aubagne occupent pour la plupart des chambres d'hôtel de 15m², payées par la mairie de Marseille (Bouches-du-Rhône). Une situation qui s'éternise. "On demande juste un logement. Ce qu'on avait avant quoi. Et une petite aide pour pouvoir emménager dedans. Avoir le minimum : un lit, une couette, un frigo. Je ne trouve pas ça normal qu'on doive se battre. On est déjà des victimes, on a déjà vécu quelque chose d'atroce et en plus de ça on est doublement victime. On est encore une fois méprisé", regrette Sophie, une jeune sinistrée, au micro de France 3.

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Des pompiers s\'affairent dans les ruines des immeubles de la rue d\'Aubagne, à Marseille, le 8 novembre 2018.
Des pompiers s'affairent dans les ruines des immeubles de la rue d'Aubagne, à Marseille, le 8 novembre 2018. (GERARD JULIEN / AFP)