Jacques Rançon, le "tueur de la gare de Perpignan", avoue un troisième meurtre 33 ans plus tard

Jacques Rançon, déjà condamné pour le viol et le meurtre de deux jeunes filles à Perpignan (Pyrénées-Orientales), a avoué jeudi 20 juin, 33 ans après les faits, qu'il était l'auteur d'un troisième meurtre avec le même mode opératoire dans la Somme. 

À la 45e heure de sa garde à vue, il a craqué. Jacques Rançon, le tueur en série de la gare de Perpignan (Pyrénées-Orientales), vient d'avouer un troisième meurtre. À l'autre bout de la France, dans la Somme, le 3 juillet 1986, les gendarmes découvrent un corps de jeune femme dans ce bois. Isabelle Mesnage avait 20 ans. Elle avait été kidnappée au cours d'une promenade, violée et mutilée. "Un rodeur ?", se demande la presse de l'époque. En fait, Jacques Rançon habitait la région.

Condamné à la réclusion à perpétuité en mars dernier seulement

Plus de 30 ans après le meurtre, c'est Corinne Herrmann l'avocate des parents d'Isabelle Mesnage qui fait le lien avec le tueur. "Les traces que comportait le corps me faisaient penser aux actes qu'il avait infligés à ces victimes à Perpignan", explique-t-elle. Moktaria Chaïb, 19 ans, et Marie-Hélène Gonzalez, 22 ans, ont subi le même calvaire entre les mains du tueur en série. Elles ont été enlevées dans les années 1990 près de la gare de Perpignan. Jacques Rançon a été condamné à la réclusion à perpétuité en mars dernier seulement. Jeudi 20 juin, lors de ses aveux dans l'affaire Isabelle Mesnage, il a assuré qu'il s'agissait de son premier meurtre et qu'il n'y en avait pas d'autres à découvrir.

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Jacques Rançon, lors de son procès devant les assises des Pyrénées-Orientales, le 5 mars 2018. 
Jacques Rançon, lors de son procès devant les assises des Pyrénées-Orientales, le 5 mars 2018.  (RAYMOND ROIG / AFP)