Disparues de Perpignan : le père a laissé une lettre avant de se suicider

Le corps de l'ancien légionnaire a été découvert lundi matin dans une caserne de la ville. Dans une missive, il clame son innocence.

Francisco Benitez, le mari et le père des deux disparues de Perpignan (Pyrénées-Orientales), le 18 mai 2013, à Perpignan.
Francisco Benitez, le mari et le père des deux disparues de Perpignan (Pyrénées-Orientales), le 18 mai 2013, à Perpignan. (ALEXANDRE DURAND / AFP)

Francisco Benitez, le père et mari d'Allison et Marie-Josée Benitez, disparues à Perpignan depuis la mi-juillet, a été retrouvé pendu lundi 5 août. Le parquet a confirmé l'information et indiqué que "malgré ce rebondissement, l'enquête continue"Selon la radio, le corps de l'ancien légionnaire de 50 ans a été découvert sur son lieu de travail, dans un local de la caserne Joffre, à Perpignan (Pyrénées-Orientales). 

Le père de famille, qui a donné l'alerte concernant la disparition de son épouse et de sa fille, a laissé une lettre dans laquelle il clame son innocence, rapporte une source proche de l'enquête. Il a laissé des informations sur les personnes à joindre et les dispositions à prendre après sa disparition. Il a aussi fait part de son souhait d'être incinéré.

"Tout le monde sait qu'Allison c'est ma vie"

Le week-end dernier, il a témoigné dans une vidéo publiée sur le site de Paris-Match. Il y revenait sur les 15 jours passés sans nouvelle de Marie-Josée et Allison, et déplorait le lynchage dont il a fait l'objet. "Tout le monde sait qu'Allison c'est ma vie, mais pour ça il faut me connaître", affirmait-il, très ému.

D'après Midi Libre, Francisco Benitez a expliqué à la police qu'après une dispute, son épouse, dont il était en train de se séparer, avait décidé de partir vers Toulouse avec Allison. Vendredi, le parquet avait annoncé l'ouverture d'une information judiciaire concernant la disparition de sa fille et son épouse, qualifiée d'inquiétante par la police. Les téléphones portables des disparues sont coupés depuis le 14 juillet, aucun mouvement n'a été décelé sur leurs comptes bancaires, ni sur les réseaux sociaux, et l'appel à témoins lancé par les policiers n'a rien donné.