Disparition du petit Emile : "L'imagerie 3D permettra d'analyser les lésions, même neuf mois après", indique le responsable de l'unité médico-judiciaire de Compiègne

Les ossements d'Emile, ce garçonnet de 2 ans disparu l'été dernier dans le Haut-Vernet, ont été retrouvés par une promeneuse samedi.
Article rédigé par franceinfo
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Des gendarmes sur une route menant au hameau du Haut-Vernet le 31 mars 2024, village où le petit Emile a disparu le 8 juillet 2023. (JEAN-FRAN?OIS MUTZIG / MAXPPP)

"L'imagerie 3D permettra d'analyser les lésions même neuf mois après", indique le médecin légiste Bernard Marc à franceinfo dimanche 31 mars au soir, après la découverte samedi d'ossements appartenant au petit Émile, près du hameau du Haut-Vernet. Le crâne et les dents ont été envoyés à l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale de Cergy-Pontoise, où ils seront analysés. Ces examens permettront d'identifier la nature des lésions et de savoir "si elles sont ante mortem, lorsque l'enfant était encore vivant, ou s'il s'agit de lésions sur l'os" et ce même après neuf mois, précise le responsable de l'unité médico-judiciaire de Compiègne.

Il sera également possible de déterminer la nature de la mort de l'enfant, par exemple "les dents peuvent révéler une asphyxie", explique l'expert en médecine légale. En revanche, si les analyses concluent que la mort a été provoquée par une chute, il sera difficile de définir s'il s'agit "d'une simple chute, ou si l'enfant a été poussé". Le médecin émet également plusieurs réserves : les "tissus mous" (la peau, les muscles, etc.) ont été détruits, et aucun "os long" n'a pour le moment été retrouvé donc "si l'enfant est mort d'une hypoglycémie ou de froid, il sera difficile de le mettre en évidence juste grâce aux os", conclut le responsable de l'unité médico-judiciaire de Compiègne. 

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