Nordahl Lelandais nie avoir "voulu la mort" d'Arthur Noyer

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lelandais bon
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Au premier jour du procès de Nordahl Lelandais aux assises de Savoie lundi 3 mai pour la mort d’Arthur Noyer, le meurtrier présumé a reconnu avoir porté des coups mortels sur le jeune homme, en se défendant d’avoir voulu lui donner la mort.

Depuis lundi 3 mai, Nordahl Lelandais est jugé pour le meurtre du caporal Arthur Noyer devant la cour d'assises de Chambéry (Savoie). Les parents d'Arthur Noyer attendaient cette confrontation, autant qu'ils la redoutaient. Ces derniers ont disposé dans la salle un grand portrait de leur fils, pris en stop par l'ancien maître-chien une nuit d’avril 2017, à la sortie d'une discothèque, à Chambéry.

Dans le box des accusés, Nordahl Lelandais a répondu calmement à toutes les questions. Il a assuré qu'il n'a jamais voulu donner la mort au jeune militaire. Son avocat, Me Jakubowicz, plaide le meurtre involontaire et fuit la presse. Sur ce procès plane également l'ombre de Maëlys, 8 ans, une autre victime présumée de Nordahl Lelandais, et tuée, elle aussi, en 2017. Il s'agissait, là encore, d'un acte involontaire, selon l'accusé.

"Un sociopathe incurable"

Pour l'avocat de la famille d'Arthur Noyer, Me Boulloud, la personnalité de l'accusé est bien plus sombre. Il le qualifie de "sociopathe incurable". Les parties civiles assurent même avoir des éléments qui pourraient prouver le caractère prémédité de la mort d'Arthur Noyer. Le procès doit durer deux semaines. Nordahl Lelandais encourt 30 ans de réclusion criminelle.

A la fin de la journée, la mère de l’accusé a demandé à son fils de dire “la vérité pour la famille de la victime”. Il a répondu qu’il allait le faire, minimisant ensuite son rôle : "Je suis le dernier maillon, un petit maillon ; je n’ai jamais voulu sa mort”.

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