Meurtre d'Alexia Daval : l'information judiciaire visant Jonathann Daval est close, annonce le parquet de Besançon

Jonathann Daval, qui avait reconnu avoir tué son épouse, a livré des aveux complets au mois de juin, lors d'une reconstitution judiciaire en Haute-Saône. Son procès pourrait avoir lieu "courant 2020", d'après le procureur de la République de Besançon.

Samuel Esteve, Randall Schwerdorffer and Ornella Spatafora, les avocats de Jonathann Daval, lors d\'une conférence de presse à Besançon (Doubs), le 17 juin 2019. 
Samuel Esteve, Randall Schwerdorffer and Ornella Spatafora, les avocats de Jonathann Daval, lors d'une conférence de presse à Besançon (Doubs), le 17 juin 2019.  (SEBASTIEN BOZON / AFP)

L'information judiciaire du meurtre d'Alexia Daval, reconnu par son mari Jonathann Daval, est close, a annoncé à l'AFP le procureur de la République de Besançon, Etienne Manteaux, mardi 19 novembre. "L'instruction du dossier Daval a été clôturée par le magistrat instructeur" qui "estime que tout ce qui a été utile à la manifestation de la vérité a été demandé", a déclaré le procureur. Ce dernier table sur un procès devant la cour d'assises de Haute-Saône "courant 2020". 

Les parties seront informées mardi de la clôture de l'instruction. "Plus de 50 expertises ont été diligentées" pour ce dossier, qui a mobilisé "d'énormes moyens techniques", a précisé le magistrat. Le "parquet de Vesoul a un mois pour régler le dossier", a encore indiqué Etienne Manteaux. Le juge d'instruction doit ensuite décider ou non "du renvoi devant la cour d'assises et du motif de mise en accusation".

Des aveux complets en juin 

Alexia Daval avait disparu le 28 octobre 2017 à Gray-la-Ville (Haute-Saône). Son corps, calciné, avait été retrouvé deux jours plus tard dans le bois de Velet-Esmoulin, près de Gray-la-Ville. Jonathann Daval était passé aux aveux dans un premier temps en janvier 2018, puis de nouveau en décembre 2018, face aux parents de la victime.

Ce dernier a livré des aveux complets au mois de juin, lors d'une reconstitution judiciaire en Haute-Saône. Il a reconnu avoir procédé lui-même "à la crémation partielle du corps" de sa femme Alexia et lui avoir porté des coups mortels d'une extrême violence. Ces aveux ont levé les dernières zones d'ombre qui planaient sur ce dossier et définitivement écarté la thèse d'une complicité, avancée un temps par certains membres de la partie civile.