Meurtre d'Alexia Daval : Jonathann Daval condamné en appel à 160 000 euros de dommages et intérêts à la famille de la victime

La cour d'assises de Haute-Saône avait condamné le 25 mai 2021 Jonathann Daval à verser 165 000 euros de dommages et intérêts aux proches de son épouse. Ils avaient fait appel de cette décision, considérant ce montant très insuffisant.

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La famille d'Alexia Daval s'exprime devant la presse, à l'occasion du procès de Jonathann Daval, à Vesoul (haute-Saône), le 21 novembre 2021.  (SEBASTIEN BOZON / AFP)

La cour d'appel de Besançon (Doubs) a confirmé la condamnation de Jonathann Daval à verser près de 160 000 euros de dommages et intérêts à la famille d'Alexia Daval. L'homme purge une peine de 25 ans de réclusion pour le meurtre de son épouse en 2017.

Il devra verser 130 000 euros à Jean-Pierre et Isabelle Fouillot, les parents d'Alexia, loin des 350 000 euros qu'ils réclamaient initialement. La sœur de la victime, Stéphanie Gay, son époux et leur fils seront respectivement indemnisés à hauteur de 18 000 euros, 8 000 euros et 3 000 euros.

La cour d'assises de Haute-Saône avait condamné le 25 mai 2021 Jonathann Daval à verser 165 000 euros de dommages et intérêts aux proches de son épouse, une décision dont ces derniers avaient fait appel, considérant ce montant très insuffisant.

Un deuil "plus douloureux"

La cour a en revanche jugé "irrecevables" les demandes de frais de succession formulées par les parents de la jeune femme. La justice n'a pas retenu non plus le "préjudice médiatique" invoqué par la famille d'Alexia Daval. Celle-ci estimait que l'ampleur médiatique de cette affaire avait rendu "plus douloureux et difficile leur travail de deuil".

Jonathann Daval a étranglé son épouse Alexia dans la nuit du 27 au 28 octobre 2017 à leur domicile de Gray-la-Ville (Haute-Saône). Le lendemain, il avait affirmé que sa femme avait disparu après être partie courir. Le corps d'Alexia avait été retrouvé deux jours plus tard.

Pendant trois mois, Jonathann Daval avait montré le visage d'un veuf éploré dans les médias, avant d'être confondu, en pleine vague #MeToo. Il avait finalement reconnu lui avoir volontairement donné la mort.

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