Après le meurtre d'une joggeuse en Haute-Saône, l'avocat du mari dénonce des rumeurs "toxiques" concernant son client

Dans les colonnes du "Parisien", lundi, maître Randall Schwerdorffer veut "faire taire les rumeurs" qui circulent sur les réseaux sociaux. Son client est aujourd'hui "en grande souffrance" après la mort, fin octobre, de son épouse Alexia Daval.

Une femme vient déposer des fleurs en mémoire d\'Alexia Daval, la joggeuse tuée en Haute-Saône, le 2 novembre 2017.
Une femme vient déposer des fleurs en mémoire d'Alexia Daval, la joggeuse tuée en Haute-Saône, le 2 novembre 2017. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

C'est une mise au point qui intervient alors que l'enquête piétine, un mois après la découverte du corps d'Alexia Daval en Haute-Saône. Dans les colonnes du Parisien, lundi 27 novembre, l'avocat du mari de la joggeuse explique que son client est la cible de "rumeurs toxiques", le désignant comme potentiel auteur du meurtre de son épouse. "Il a découvert tout cela sur les réseaux sociaux avec effarement ! Il se demande comment on peut penser une telle chose, c'est très violent", détaille Randall Schwerdorffer. Il assure également qu'il n'y a "pas eu de dispute la veille des faits comme on l'entend". Il dit que son client "attend sereinement des réponses des investigations"

Il est évident qu'avec les nombreux indices retrouvés sur place, on va obtenir des preuves scientifiques importantes, comme des traces d'ADN ou des empreintes.maître Randall Schwerdorfferà l'AFP

L'avocat de Jonathann Daval a pu consulter les photographies de la scène de crime dans le dossier. "Ces indices ont sans doute déjà été exploités et vont livrer des indications en terme d'identification d'un ou de plusieurs suspects", a-t-il ajouté. Il espère une interpellation "avant la fin de l'année."

Alexia Daval, âgée de 29 ans, avait quitté son domicile samedi 28 octobre vers 9h30 pour aller courir. À 12h25, ne la voyant pas rentrer, son mari avait prévenu les gendarmes. Le corps calciné de la jeune femme a été trouvé deux jours plus tard, dissimulé sous des branchages, dans le bois de Velet-Esmoulin près de Gray, à plusieurs kilomètres du parcours habituellement emprunté par la jeune femme pour son jogging.