Meurtre d'Alexia Daval : la procureure de Besançon dénonce la "folie médiatique" autour de l'affaire

Edwige Roux-Morizot, la procureure de Besançon, a vivement critiqué, jeudi 1er février, le traitement médiatique de l'affaire.

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FRANCEINFO
Ce qu'il faut savoir

L'enquête sur le meurtre d'Alexia Daval avance. Après la mise en examen de son mari, Jonathann, la procureure de la République de Besançon (Doubs) a pris la parole, jeudi 1er février, pour déplorer la "folie médiatique" autour de l'affaire. "Je voulais vous faire part de mon souhait de voir la justice reprendre la place qui est la sienne", a-t-elle déclaré.

Mis en examen pour "meurtre sur conjoint". Après ses aveux, Jonathann Daval a été mis en examen pour "meurtre sur conjoint". Il aurait étranglé sa femme au cours d'une dispute, selon son avocat.

Une charge contre les médias. "D'autres investigations doivent être effectuées, loin de cette terrible pression, à l'abri de ce qui la pollue, la détourne du chemin de la recherche de la vérité, à l'abri de ces violations répétées et inadmissibles du secret de l'instruction", a martelé la procureure Edwige Roux-Morizot.

Une polémique entre ministres. Sa défense a même provoqué une polémique au gouvernement. La secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a jugé les propos de l'avocat scandaleux. Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a lui estimé qu'un "ministre n'a pas à commenter une affaire judiciaire".

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #DAVAL

22h36 : Interrogée par Le Monde, la psychiatre et médecin légiste, Alexia Delbreil, spécialiste des meurtres conjugaux estime que le meurtre d'Alexia Daval ne peut être qualifié de "féminicide". "Le féminicide correspond au fait de tuer une femme parce qu’elle est une femme. Cela ne suffit pas à définir l’homicide au sein du couple où il existe bien d’autres enjeux. Je ne pense pas que cela s’applique sur ce cas", explique-t-elle.

21h22 : Bravo Madame la procureure. Efficace, intègre et loin de la folie médiatique et lynchage public. Respect !

21h21 : Bravo Madame la procureure. Efficace, intègre et loin de la folie médiatique et lynchage public. Respect!

21h21 : Intervention très juste de la procureure de Besançon. Elle a rappelé que chacun devait rester à sa place dans ce terrible drame afin que la justice puisse travailler sereinement.

21h21 : Bravo Bravo Mme la procureure de la République. Très très belle intervention.

21h20 : Dans les commentaires, vous êtes nombreux à féliciter la procureure de Besançon pour son intervention.

20h46 : Bonsoir @Arthur. Vous pouvez revoir la courte intervention de la procureure dans ce lien et directement ci-dessous.

20h45 : Bonsoir ! Est-ce possible de voir en replay la conférence de la procureure de Besançon ? Merci d’avance.

20h15 : "Il [Jonathann Daval] a le droit de modifier ses déclarations, de les préciser, de les ajuster et ce tout au long et jusqu'à la fin de l'information judiciaire (...) Cette affaire enfin c'est aussi une jeune femme morte il y a si peu de temps dans des conditions terribles et dont la mémoire est chaque jour salie un peu plus", reprend Edwige Roux-Morizot.



20h31 : La présomption d’innocence que l'on bafoue, c'est aussi son procès que l'on fixe déjà. Son profil psychologique que l'on évalue (...) Juste rappeler à tous ceux qui vous regardent et doivent croire en la justice, que cette valeur fondamentale de la présomption d'innocence et du secret de l'instruction ne se marchande pas."

20h24 : "Je voulais vous faire part tout de même de mon souhait de voir la justice reprendre la place qui est la sienne (...) D'autres investigations doivent être effectuées, loin de cette terrible pression (...) à l'abri de ces violations répétées et inadmissibles du secret de l'instruction."

Edwige Roux-Morizot donne une conférence de presse à Besançon.

19h56 : Pendant deux jours, il a écumé les plateaux de télévision pour défendre son client, devenant la cible de nombreuses critiques. Mais qui est donc Randall Schwerdorffer, l'avocat de Jonathann Daval ? Je brosse son portrait.

Randall Schwerdorffer, le 30 janvier 2018, à Besançon (Doubs). 

(SEBASTIEN BOZON / AFP)

19h50 : La conférence de presse de la procureure de Besançon, Edwige Roux-Morizot, va bientôt commencer. Vous pourrez la suivre dans notre direct.

19h22 : La procureure de la République de Besançon, Edwige Roux-Morizot, doit donner une conférence de presse à 19h30, vous pourrez la suivre dans notre direct.

Des gendarmes montent la garde devant le domicile de Jonathann Daval, le 29 janvier 2018, à Gray-la-Ville (Haute-Saône), lors d\'une perquisition.


(MAXPPP)

19h30 : "Les propos qui ont été tenus ne l'ont pas été dans un tribunal ou dans le cadre d'une plaidoirie, je faisais état d'un cas médiatique, encore une fois, et de ce 'victime-blaming' sur lequel je travaille depuis des années (...) qui consiste à considérer que les femmes sont responsables des violences qu'elles subissent", reprend-elle.

19h34 : "Je ne pense pas avoir mélangé mes casquettes. Le Premier ministre m'a rappelé que dans ma feuille de route il m'est demandé d'utiliser l'action publique et la parole publique, car c'est un combat culturel. Ce combat culturel on le gagnera quand on aura réussi à abaisser le seuil de tolérance de notre société envers les violences sexistes et sexuelles."

Après avoir jugé de "proprement scandaleux" les arguments de la défense de Jonathann Daval,Marlène Schiappa a défendu son droit à commenter l'affaire judiciaire, dans "C à vous", sur France 5.

18h45 : Concernant la tenue de sport que portait Alexia, Jonathann Daval affirme que son épouse se serait elle-même changée en rentrant chez eux, et aurait mis un short et un sweat-shirt. En revanche, il lui aurait enfilé ses chaussures de course après l'avoir tuée, précise BFMTV.

18h46 : Après avoir analysé le téléphone d'Alexia, les enquêteurs ont trouvé des messages assez "virulents" dans lesquels la jeune femme adresse plusieurs reproches à son mari, notamment sur la difficulté d'avoir un enfant.

18h11 : On en sait plus sur la façon dont Jonathann Daval est passé aux aveux. Selon BFMTV, l'informaticien aurait tenté de maîtriser physiquement son épouse, aurait "perdu le contrôle" avant de l'étrangler.