Affaire Daval : le beau-frère de Jonathann Daval contre-attaque après avoir été mis en cause

Grégory Gay, désigné dans la dernière version de Jonathann Daval comme le meurtrier  d’Alexia Daval, annonce dans "Le Parisien" qu'il a changé d'avocat face à ces "accusations ridicules et machiavéliques".

La famille d\'Alexia Daval, le 8 novembre 2017, lors des funérailles de la jeune femme à Gray (Haute-Saône), avec de gauche à droite : Jean-Pierre Fouillot (son père), Isabelle Fouillot (sa mère), Jonathann Daval (son mari), Stephanie (sa sœur) et Grégory Gay (son beau-frère).
La famille d'Alexia Daval, le 8 novembre 2017, lors des funérailles de la jeune femme à Gray (Haute-Saône), avec de gauche à droite : Jean-Pierre Fouillot (son père), Isabelle Fouillot (sa mère), Jonathann Daval (son mari), Stephanie (sa sœur) et Grégory Gay (son beau-frère). (SEBASTIEN BOZON / AFP)

Il souhaite ne plus être "seulement réactif"Grégory Gay a choisi de changer d'avocat après les accusations de Jonathann Daval, qui accuse son beau-frère du meurtre d’Alexia Daval dans sa dernière version des faits. Il a décidé de confier sa défense à Gilles-Jean Portejoie, un ténor du barreau de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), indique-t-il au Parisien.

Cette décision a été prise "compte tenu notamment de la dernière position adoptée par Jonathann Daval devant le magistrat instructeur, et animés d’une farouche volonté, en notre qualité de parties civiles, de concourir activement à la manifestation de la vérité et de préserver la sérénité absolue de l’enquête", expliquent au quotidien Grégory Gay et son épouse Stéphanie. "Ils veulent pleinement assumer leur statut de parties civiles. Être informés régulièrement de l’évolution de la procédure pour pouvoir réagir et peser sur elle", explique au Parisien Gilles-Jean Portejoie.

"Des accusations ridicules et machiavéliques"

Grégory Gay avait déjà annoncé en juillet son intention de porter plainte pour "dénonciation calomnieuse", quand Jonathann Daval avait changé de version en accusant son beau-frère d'avoir étranglé Alexia, dans la nuit du 27 au 28 octobre, à l'issue d'une soirée raclette au domicile des parents de la jeune femme. "Des accusations ridicules et machiavéliques", estime aujourd'hui le beau-frère de Jonathann Daval. 

"On a placardé mon nom et ma photo avec les accusations de Jonathann, ce n’est pas agréable. Moi ça va, je sais ce que je n’ai pas fait, mais pour mes proches, c’est plus difficile", poursuit Grégory Gay dans Le Parisien. Il confie aussi qu'il aimerait bien se retrouver en face de son beau-frère pour s'expliquer. Il va devoir patienter. En attendant que l'enquête tente d'établir la vérité sur le meurtre, Jonathann Daval reste en détention provisoire depuis le 30 janvier.