Dijon : les habitants accusent les autorités d’avoir réagi trop tardivement

Les habitants du quartier des Grésilles à Dijon (Côte-d’Or) espèrent passer une soirée plus calme, mardi 16 juin, par rapport aux quatre précédentes. Laurent Nuñez, le secrétaire d’État auprès du ministère de l’Intérieur s’est rendu sur place.

France 3

À Dijon, en Côte-d’Or, des gendarmes ont été appelés mardi 16 juin en renfort de la police pour patrouiller dans le quartier des Grésilles. Des forces de l’ordre présentes en nombre, mais qui arrivent trop tard selon les habitants du quartier, qui sont en colère. "On se sent un peu plus en sécurité aujourd’hui parce qu’on va dire qu’il y a la police qui est sur les lieux en ce moment. Mais, c’est vrai que, pendant trois jours, vendredi, samedi, dimanche, on était en insécurité, on n’osait pas sortir", explique un riverain. "On a eu peur pour nos enfants, pour nos parents, pour nos familles, pour tout le quartier", indique une habitante.

Surenchère

Depuis vendredi 12 juin, c’est une surenchère qui se joue dans les rues de ce quartier. Pour le ministère de l’Intérieur, non, la police n’a pas tardé à intervenir. "Les forces de l’ordre ont été présentes tout au long de cette séquence et elles vont le rester", a déclaré le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Mais pour un délégué syndical de la police, il était compliqué d’intervenir.

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Des policiers, dans le quartier des Grésilles, à Dijon, le 15 juin 2020.
Des policiers, dans le quartier des Grésilles, à Dijon, le 15 juin 2020. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)