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Deux pompiers agressés à Toulouse

Ils ont été pris à partie par des jeunes dans le quartier défavorisé du Mirail.

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France Télévisions
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Le quartier du Mirail, le 17 septembre 2012 à Toulouse (Haute-Garonne). (PASCAL PAVANI / AFP)

Deux blessés, des ambulances caillassées. Les pompiers de Toulouse (Haute-Garonne) et le Samu ont été violemment pris à partie à deux reprises, samedi 3 et dimanche 4 août, dans le quartier défavorisé du Mirail. Les secours intervenaient pour porter assistance à une femme âgée et à une autre en train d'accoucher.

"Ça suffit. Ça arrive de plus en plus régulièrement et cela devient de plus en plus insupportable et totalement inadmissible", a réagi lundi 5 août Patrice Beunard, président du Syndicat national des sapeurs-pompiers professionnels, au micro d'Europe 1. "Quand on est pompier on n'est pas formé pour aller prendre des cailloux, se faire démonter la tête, et avoir nos véhicules et nos matériels accidentés", a-t-il regretté.

Des actes "d'une bêtise sans nom" pour le ministère

Vendredi soir, appelé pour aider une jeune femme à accoucher à son domicile, le Samu voit son véhicule caillassé par des jeunes. "Ils ont balancé des pierres, dont une a touché le véhicule du Samu", a déclaré un porte-parole de la police. 

La nuit suivante, peu après 20 heures, une équipe de trois pompiers se rend dans le quartier pour porter assistance à une veille dame tombée dans la rue. Deux d'entre eux sont rapidement agressés par un groupe de jeunes gens et l'un reçoit un coup de pied à la tête. Leurs blessures ont nécessité une courte hospitalisation dans la soirée. L'ambulance a été caillassée et son pare-brise brisé.

"Il faut savoir que de tels actes retardent l'intervention des secours alors que chaque minute compte", s'est insurgé le porte-parole de la police. Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet, a dénoncé des comportements "d'une bêtise sans nom". "Ils mettent en danger des hommes et des femmes qui se dévouent au quotidien pour aider et sauver les autres", a réagi le porte-parole en assurant que ces agissements devaient "être punis très sévèrement."

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