Ce que l'on sait des ossements de nourrissons retrouvés dans les Landes

Les restes humains ont été retrouvés dans le cadre d'une instruction judiciaire pour un infanticide.

Les ossements de deux nourrissons ont été découverts lundi 3 février 2014, à Saint-Loubouer (Landes).
Les ossements de deux nourrissons ont été découverts lundi 3 février 2014, à Saint-Loubouer (Landes). (GOOGLE MAPS / FRANCETV INFO)

Les gendarmes ont effectué la découverte à proximité d'une ferme. Des ossements de deux bébés ont été retrouvés, lundi 3 février, à Saint-Loubouer, au sud de Mont-de-Marsan (Landes), selon une source judiciaire. Une jeune femme de 28 ans avait été mise en examen fin décembre dans cette affaire d'infanticide. Explications. 

Comment ont-ils été retrouvés ?

Les ossements se trouvaient dans un sac en plastique. Ils ont été découverts dans le cadre d'une instruction judiciaire pour un infanticide ayant déjà conduit à la mise en examen d'une femme de 28 ans fin décembre, selon une information révélée par RTL.

Cette jeune femme avait été placée en garde à vue le 26 décembre pour s'expliquer sur la disparition d'un bébé auquel elle avait donné naissance trois mois plus tôt, en septembre. La justice avait été alertée par les services de protection de l'enfance, eux-mêmes saisis par la mère du compagnon de cette femme. Elle avait fini par avouer, fin décembre, qu'elle avait laissé le bébé se noyer dans un lac des Landes, mais le corps de l'enfant n'avait pas été retrouvé, rappelle France 3 Aquitaine

A qui appartiennent ces ossements ?

Les ossements doivent être autopsiés mercredi mais il s'agirait des os du bébé recherché dans le lac et de ceux d'un autre enfant, un nourrisson également, né un an plus tôt. L'autopsie doit également livrer des détails sur les circonstances de la mort des deux bébés et leur âge.

Que sait-on de la famille soupçonnée ?

La mère, qui a trois autres enfants, un garçon de 6 ans et deux filles âgées de 2 et 5 ans, n'a pas encore été entendue sur cette découverte, précise une source proche du dossier. Sans emploi, elle touchait le RSA (revenu de solidarité active) et, du fait de sa corpulence, personne dans son voisinage ne s'était aperçu de sa dernière grossesse. Depuis sa mise en examen en décembre pour "homicide d'ascendant sur mineur de moins de 15 ans", ses trois premiers enfants ont été confiés à leur grand-mère paternelle.

"Nous sommes en présence d'une femme qui n'a pas su trouver de solutions à un problème totalement insurmontable. Elle était tellement perturbée, portait tellement d'amour à son concubin que cela a pu l'entraîner à commettre des actes fous", explique Me Pierre Blazy, l'avocat de cette femme à Sud Ouest

Lors de son audition en décembre, le père de famille avait semblé avoir un véritable "choc émotionnel" en apprenant les propos de sa compagne, persuadé que l'enfant était encore en vie et avait bien été abandonné. L'homme, qui avait un problème de dépendance à l'alcool, était au chômage depuis un an et demi. Il avait expliqué que lui et sa femme pensaient ne pas avoir les moyens d'élever un quatrième enfant, d'où la décision prise au lendemain de sa naissance de l'abandonner.