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Démission du Mr PV qui faisait payer les siens par l'Etat

Le ministère de l'Intérieur a annoncé mardi que le préfet responsable du traitement des infractions des radars routiers, soupçonné d'avoir fait payer les siennes par l'Etat, a démissionné mardi. Le préfet faisait l'objet d'une enquête, qui est toujours en cours.
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Radio France
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 (Maxppp)

Le préfet Jean-Jacques
Debacq, à la tête de l'agence nationale qui centralise les PV, a démissionné.
Il est soupçonné d'avoir fait payer ses infractions par l'Etat. L'affaire avait été révélée la semaine dernière par Médiapart. Une enquête a été lancée dans la foulée, et elle est toujours en cours.

Il a
"présenté sa démission au ministre de l'Intérieur " Manuel Valls,
"qui l'a acceptée ", a déclaré le porte-parole de la place Beauvau mardi, qui a rappelé que le haut fonctionnaire a pris sa décision sans en attendre les conclusions de l'enquête.

"Il y a un devoir aujourd'hui peut-être encore plus qu'hier d'exemplarité de la part de tous les hauts fonctionaires, des responsables d'administration, de tous ceux qui travaillent dans les ministères, les policiers et les gendarmes, au quotidien, dans l'exerice de leurs fonctions que dans leur vie privée ".

Selon les premiers éléments de l'enquête, Jean-Jacques Debacq aurait "fait payer par son administration" (le Trésor public), des contraventions dont sa voiture de fonction a fait l'objet. Cela concernerait une dizaine d'infractions, notamment des stationnements gênants et des excès de vitesse. Il aurait également échappé au retrait de points sur son permis de conduire que les infractions auraient dû entraîner.

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