Dans la Vienne, un violeur démasqué grâce à un papier de bonbon 21 ans après les faits

L'ADN prélevé sur un emballage de bonbon a permis de confondre un homme de 67 ans, qui a reconnu avoir violé une jeune femme en 1998, dans le nord de la Vienne.

Châtellerault (Vienne)
Châtellerault (Vienne) (GOOGLE MAPS)

21 ans après un viol dans le nord de la Vienne, un suspect de 67 ans a été incarcéré la semaine dernière, confondu par son ADN retrouvé sur l'emballage d'un bonbon.

C'est le cambriolage d'une menuiserie à l'été 2019 qui a permis de faire resurgir ce "cold case", rapporte mardi France Bleu Poitou. Ce jour-là, le gendarme technicien d'investigation criminelle ramasse un papier de bonbon sur les lieux du cambriolage. En entrant l'ADN dans le fichier national des empreintes génétiques, les enquêteurs découvrent une correspondance avec l'ADN relevé lors d'un viol perpétré en octobre 1998.

A l'époque, une jeune femme de 21 ans tombe dans un piège sur une route du nord de la Vienne. Un homme cagoulé l'oblige à s'arrêter, la ligote pour l'emmener quelques kilomètres plus loin et la violer. L'homme s'enfuit à pied abandonnant la victime dans sa voiture. Malgré un travail minutieux, les gendarmes de Châtellerault n'ont pas réussi à remonter jusqu'au violeur.

Un homme de 67 ans a reconnu les faits

C'est donc à l'été 2019 que l'enquête resurgit. L'ADN relevé sur un emballage de bonbon sur les lieux du cambriolage de la menuiserie correspond avec l'ADN du violeur de 1998. Le mangeur de bonbons est donc le violeur. En croisant les deux dossiers, les enquêteurs ressortent un nom : celui du père du menuisier. Il avait été interrogé à l'époque du viol car il était le voisin de la jeune femme violée. 

Face aux analyses, l'homme de 67 ans a dû reconnaître les faits en garde à vue. Il a été placé en détention provisoire afin d'éviter d'éventuelles pressions sur sa victime. Il a été mis en examen pour viol crapuleux (un viol commis sur la voie publique) et encourt une peine maximale de 15 ans de réclusion.

La victime, âgée aujourd'hui d'une quarantaine d'année, est mère de famille et vit toujours dans le nord de la Vienne.

Le procureur de la République de Poitiers s'est réjoui de la résolution de cette enquête. Michel Garrandaux a salué le travail de la brigade de recherche de la gendarmerie de Châtellerault ainsi que le travail de la police scientifique.