VIDEO. La kalachnikov, l'arme favorite du grand banditisme

Grand banditisme, braquage, acte terroriste... la kalachnikov est de tous les mauvais coups, alors que son trafic est puni de 10 ans de prison et 500 000 euros d'amende. Enquête de France 2 sur ce fusil d'assaut.

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FRANCE 2

Lundi 9 février à Marseille, ce sont des tirs de kalachnikov qui ont éclaté dans le quartier de la Castellane. Depuis plusieurs années, la kalachnikov, et plus précisément sa version AK-47, est devenue l'arme favorite du grand banditisme. Ce fusil d'assaut est pourtant interdit en France, à quelques exceptions près. Ainsi, plusieurs centaines d'entre elles dorment dans des planques et refont surface, le plus souvent lors de règlements de comptes. 95% d'entre elles arrivent d'ex-Yougoslavie, où elles circulaient en grand nombre durant la guerre des Balkans.

Un trafic de fourmis

Pour 300 euros, elles entrent dans l'Union européenne via les soutes des bus internationaux ou cachées dans les voitures de particuliers. "Les armes sont ramenées une par une. Quand on pense trafic, dans l'imaginaire, ce sont de grandes quantités d'armes qui arrivent alors qu'en fait, ce sont des armes qui arrivent une par une", commente un spécialiste qui parle d'un "trafic de fourmis".  20 ans après la fin de la guerre, la source commence à se tarir. Les bandits se fournissent alors sur internet. Les fusils sont censés être inopérants, mais il est facile de les remettre en service. Chaque année, c'est seulement une centaine d'armes qui est saisie par les autorités. La kalachnikov devient aussi l'arme des terroristes. C'est avec ce fusil d'assaut que les frères Kouachi ont attaqué le siège de Charlie Hebdo.

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Des kalachnikovs saisies à Marseille, le 30 janvier 2012.
Des kalachnikovs saisies à Marseille, le 30 janvier 2012. (BORIS HORVAT / AFP)