Marseille : trois personnes, dont deux jeunes de 15 ans, tuées dans une fusillade

Deux mineurs figurent parmi les victimes de cette fusillade.

Le bâtiment de la cité des Lauriers où les trois hommes sont morts, le 25 octobre 2015 à Marseille (Bouches-du-Rhône).
Le bâtiment de la cité des Lauriers où les trois hommes sont morts, le 25 octobre 2015 à Marseille (Bouches-du-Rhône). (BERTRAND LANGLOIS / AFP)

Nouvelle fusillade à Marseille (Bouches-du-Rhône). Trois personnes, deux mineurs de 15 ans et un adulte de 24 ans, ont été tuées dimanche 25 octobre dans un échange de tirs dans les quartiers nord de la ville. Selon La Provence, les jeunes gens ont été atteints par des rafales d'armes automatiques vers 2 heures, dans la cité les Lauriers, dans le 13e arrondissement.

La fusillade a eu lieu au pied de l'immeuble B en face de l'entrée de la cité. Les victimes se trouvaient dans la cage d'escaliers de l'immeuble quand plusieurs individus, peut-être quatre, à bord de deux véhicules, ont ouvert le feu, a précisé une source judiciaire. Une vingtaine de cartouches de 9mn, d'une arme automatique mais pas d'une kalachnikov, ont été retrouvées sur place.

Une victime connue des services de police

Peu après le drame, deux véhicules brûlés ont été retrouvés à Gardanne, à une vingtaine de kilomètres au nord de Marseille. L'une des victimes, le majeur de 24 ans, était connu des services de police mais les deux mineurs de 15 ans et demi étaient "peu connus", selon cette source.

La cité des Lauriers est une plaque tournante du trafic de drogue à Marseille et avait fait l'objet en mai d'une vaste opération policière, mobilisant quelque 300 policiers. Un vingtaine de personnes avaient alors été arrêtées. Dans la matinée, quelques traces de sang étaient encore visibles sur le sol et une dizaine de jeunes gens étaient présents sur les lieux du drame. La Direction interrégionale de la police judiciaire a été chargée de l'enquête.

"Rien n'arrêtera la détermination de l'État"

"Il appartiendra à l'enquête judiciaire en cours d'établir les faits avec précision, l'hypothèse de meurtres liés au trafic de stupéfiants étant à ce stade privilégiée", a indiqué le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. "De tels actes de violence sont inacceptables", a-t-il réagi. Le nombre de règlements de compte à Marseille est stable avec 11 décès depuis le début de l'année contre dix l'année dernière, selon Bernard Cazeneuve.

Sur Twitter, le Premier ministre Manuel Valls a partagé son "indignation".