Un des plus gros réseaux marseillais de trafic de drogue a été démantelé

Douze personnes ont été interpellées lors du coup de filet. Neuf ont été déférées devant un juge, puis six écrouées. Ce réseau est l'un des plus importants à avoir été démantelé depuis des années à Marseille.

Une saisie de cannabis et d\'armes à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 20 décembre 2016. 
Une saisie de cannabis et d'armes à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 20 décembre 2016.  (BORIS HORVAT / AFP)

Sur la table, devant la commissaire divisionnaire, 9 kg de cocaïne "de très belle qualité", près de 3 kg d'héroïne, 200 kg de pains de résine de cannabis et 6 kg "d'herbe". Après six mois d'enquête, un des plus importants réseaux marseillais de trafic de stupéfiants a été démantelé début juillet, dans les quartiers Nord. 

"Nous avons porté un gros coup à l'économie souterraine, avec quelque 2 millions d'euros enlevés aux trafiquants de cette cité", a évalué Marjorie Ghizoli, la cheffe de la sûreté départementale, lors d'une conférence de presse mardi 9 juillet à l'Evêché, le siège de la police marseillaise. Lors de cette enquête, qui "a mobilisé une quinzaine d'enquêteurs presque à plein temps, la stratégie était de fermer le robinet d'alimentation et de remonter jusqu'aux fournisseurs", a-t-elle expliqué.

Jusqu'à 2 000 clients par jour 

Dans les appartements visités, près de 40 000 euros en liquide ont été saisis. "Au total, près de 75 000 euros ont été immobilisés, avec l'argent bloqué sur divers comptes", a précisé l'un des enquêteurs de la brigade des stupéfiants. Le réseau drainait jusqu'à 2 000 clients par jour, pour un chiffre d'affaires quotidien de 50 000 à 75 000 euros. Ce réseau des Oliviers A, "une cité très enclavée, difficile à travailler", est l'un des plus gros démantelés "depuis des années" à Marseille, a insisté la commissaire.

Lors de ce coup de filet mené par quelque 200 personnes, avec une compagnie de CRS, le Raid, une soixantaine d'enquêteurs de la Sûreté départementale et une cinquantaine de policiers, 12 personnes, dont trois femmes, ont été interpellées. Agés de 20 à 30 ans, certains des suspects étaient visés par des mandats d'arrêt pour trafic de stupéfiants. Neuf ont été déférés devant un juge, puis six écroués, dont une femme.