Tronc humain retrouvé à Paris : quatre personnes en garde à vue

Le cadavre mutilé avait pu être identifié comme celui d'une ex-journaliste pigiste de 33 ans, originaire du sud de la France.

L\'hôpital Bichat, dans le 18e arrondissement de Paris, près duquel le tronc humain a été retrouvé le 24 septembre.
L'hôpital Bichat, dans le 18e arrondissement de Paris, près duquel le tronc humain a été retrouvé le 24 septembre. (ALAIN AUBOIROUX / MAXPPP)

Quatre personnes ont été interpellées et placées en garde à vue, mardi 22 octobre, dans l'enquête sur le tronc humain découvert à Paris fin septembre. Les enquêteurs restent prudents sur ces interpellations, effectuées par les policiers de la brigade criminelle.

Le 24 septembre, des ouvriers travaillant sur un chantier près de l'hôpital Bichat, dans le 18e arrondissement de Paris, ont découvert, dans une gaine électrique, un cadavre mutilé au niveau des coudes et des genoux. Il a pu être identifié comme celui d'une ex-journaliste pigiste de 33 ans, originaire du sud de la France. Selon Le Monde"l'autopsie avait permis d'estimer la date du décès entre le 19 et le 25 août, soit quelques jours avant le signalement de la disparition de Caroline C. par ses parents". Le quotidien régional Nice-Matin a rendu un émouvant hommage à la jeune femme, qui était passée par leur rédaction.

Cambriolée après sa mort

Le 18 septembre, soit plusieurs semaines après sa disparition, "un ou plusieurs inconnus" se sont introduits chez elle pour dérober “son téléphone, une tablette numérique, un blouson et son sac à main", a confié une source proche de l'enquête à RTL. Par ailleurs, la jeune femme se trouvait en arrêt maladie et ne travaillait depuis plus d'un an. Elle "traversait depuis plusieurs années une période de grande dépression", toujours selon la source de RTL. 

Selon les informations du Monde, la jeune femme "côtoyait depuis plusieurs mois le milieu des sans-abris et des marginaux""D'ailleurs, elle n'était elle-même pas loin de devenir sans domicile fixe", ajoute la source du quotidien, qui conclut : "Rien ne permet de dire que le crime a eu lieu en raison de son métier, ou s'il s'agit d'un crime crapuleux".