Chevaux mutilés : un homme arrêté dans le Haut-Rhin et placé en garde à vue

L'arrestation est intervenue grâce au portrait-robot d'un des deux agresseurs. Une enquête a été ouverte après des sévices infligés à trois équidés. 

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France Télévisions
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Des chevaux dans un pré, à Courlans (Jura), le 26 août 2020 (photo d'illustration).  (MAXPPP)

Mise à jour du mardi 8 septembre : l'homme placé en garde à vue évoqué dans cet article a été, depuis, mis hors de cause. Retrouvez les dernières informations dans cet autre article de franceinfo.


Un homme a été arrêté et placé en garde à vue dans le Haut-Rhin dans le cadre des affaires de chevaux mutilés, a appris France Télévisions auprès de la gendarmerie, lundi 7 septembre. Le suspect, qui ne reconnaît pas les faits, a indiqué le parquet. 

Selon les informations de franceinfo, les enquêteurs veulent surtout lever le doute sur cet individu : ils exploitent son ordinateur et son téléphone afin de déterminer si le suspect se trouvait sur les lieux au moment des faits. La perquisition est très longue étant donné la taille du domaine, précise une source proche du dossier à France Télévisions. Le Sirpa ( Service d'informations et de relations publiques des armées) de la gendarmerie invite à "la plus grande prudence" concernant cette piste.

Un portrait-robot après l'agression du propriétaire

L'enquête a été ouverte fin août dans l'Yonne après des sévices infligés à un cheval et deux poneys, et confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Dijon, qui a procédé lundi à l'interpellation du suspect.

Un portrait-robot d'un des deux agresseurs, qui s'en étaient également pris au propriétaire du refuge, a été diffusé. Il avait pu être élaboré grâce au témoignage de Nicolas Demajean, président du Ranch de l'espoir, un refuge situé à Villefranche-Saint-Phal dans l'Yonne. Deux poneys avaient été lacérés à l'arme blanche, l'un sur 50 cm, l'autre sur 25 cm, et un cheval de selle avait également été mutilé, avait précisé Nicolas Demajean, qui avait dû être hospitalisé, victime d'une incapacité totale de travail de quatre jours. Réveillé par des cris d'animaux, il avait remarqué la présence de deux intrus dont il s'était rapidement approché. L'un d'eux, qu'il assure avoir vu "à 100%", lui avait alors entaillé l'avant-bras gauche avec une serpette. Les deux agresseurs avaient ensuite pris la fuite.

Le procureur de Sens appelle à la prudence

Arnaud Laraize, procureur de la République de Sens, a indiqué à France Télévisions que l'homme interpellé présentait "un profil intéressant puisqu'il a des antécédents avec des animaux". "Il avait apparemment des affaires d'actes de cruauté, de sévices envers un animal, notamment en Allemagne", a-t-il poursuivi.

Toutefois, le magistrat s'est montré extrêmement prudent. "Il n'est pas sûr que cette personne soit l'auteur des faits commis dans l'Yonne. C'est quand même une reconnaissance sur portrait-robot et sur un portrait-robot, on peut se tromper", a-t-il souligné, rappelant que la victime avait vu les agresseurs en pleine nuit. "Rien ne dit que cette personne mise en cause a quelque chose à voir avec tous les autres faits commis sur le territoire national", a relevé le magistrat. "Il ne faut absolument pas s'emballer sur cette interpellation, qui vise à vérifier des hypothèses de travail."

Plusieurs dizaines d'équidés ont été tués ou gravement blessés dans plusieurs départements français depuis le début de l'été. Les enquêteurs privilégient la piste de multiples auteurs, avec de possibles imitateurs.

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