Cher : un couple mis en examen et incarcéré pour actes de torture sur leur enfant de 4 ans

Le garçon était également soumis "à des actes de violences et des punitions physiques répétées depuis le mois de septembre 2021", selon le parquet de Bourges.

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Un enfant de 4 ans, victime de violences, a été hospitalisé le 17 janvier 2022 au centre hospitalier de Bourges (Cher). (GOOGLE MAPS)

Une mère de 21 ans et son compagnon de 24 ans ont été mis en examen et placés en détention provisoire pour actes de torture et de barbarie sur leur enfant de quatre ans et demi, a annoncé le parquet de Bourges (Cher), samedi 22 janvier. La mère et le beau-père du petit garçon ont reconnu avoir "enfermé l'enfant pendant parfois plusieurs jours en le privant d'eau et de nourriture, puis l'avoir attaché par le cou à son lit à l'aide d'une chaîne et de cadenas", a précisé le procureur de la République, Joël Garrigue, dans un communiqué de presse.

Le garçon était également soumis "à des actes de violences et des punitions physiques répétées depuis le mois de septembre 2021", selon la même source. L'enfant a été victime de brimades, de coups et de claques avant d'être enfermé dans sa chambre, sans eau et sans nourriture ni possibilité d'aller aux toilettes. Il était en outre scolarisé en pointillés.

Un malaise à l'école

L'enfant a été hospitalisé lundi 17 janvier, après avoir fait un malaise à l'école primaire dans laquelle il est scolarisé. Le médecin légiste de l'hôpital a alors découvert des "lésions traumatiques", des "ecchymoses sur les membres et dans le dos", ainsi qu'une "plaie au cuir chevelu". Dans "un état de très grande maigreur", il a été confié aux services de l'Aide sociale à l'enfance, tout comme sa sœur de 1 an, "qui semble ne pas avoir subi de violences".

L'enquête a été confiée à la gendarmerie de Saint-Armand-Montrond, à 40 kilomètres au sud de Bourges, a précisé le parquet, qui a ouvert une information judiciaire pour "privation de soins ou d'aliments", "violence sur mineur" et "torture ou acte de barbarie sur mineur". La mère et son compagnon encourent une peine de réclusion criminelle de 30 ans.

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