Bjoutier de Nice : Stéphane Turk parle pour la première fois depuis sa condamnation

Condamné la semaine dernière à cinq ans de prison avec sursis pour avoir tué son braqueur, il est retourné pour la première depuis le drame dans sa boutique avec France 3. S'il confie ses regrets, il tente toujours de se justifier.

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France 3

Cinq ans après le drame, ce mardi 5 juin, Stéphane Turk revient pour la première fois avec son fils sur les lieux du drame dans sa petite bijouterie au coeur de Nice (Alpes-Maritimes). Rien n'a bougé, juste un peu de poussière et des souvenirs heureux qui se sont envolés. "Aujourd'hui deux familles sont détruites, celle de la victime et notre famille", explique Michaël Turk, le fils du bijoutier. Pour cacher son émotion, le bijoutier niçois feint de se remettre au travail.

"Je ne pensais pas que le tir serait mortel"

Ses outils sont là, les gestes aussi, qu'il retrouve tout naturellement. Stéphane Turk a passé près de 20 ans derrière ce petit établi. "J'ai tenu ce magasin pendant 18 ans, j'ai travaillé dur, et là, j'ai tout perdu !", se désole-t-il. Le bijoutier accepte même de montrer pour la première fois les images du braquage le 11 septembre 2013. Quand on lui demande s'il regrette d'avoir tué un des braqueurs, le jeune Anthony Asli, il répond "Absolument, c'est un être humain, mais c'est pas ma faute". "Je ne pensais pas que le tir serait mortel", ajoute-t-il. Stéphane Turk a été condamné à cinq ans de prison avec sursis. Pour la cour d'assises, il n'a pas agi en état de légitime défense, mais elle lui a reconnu de nombreuses circonstances atténuantes.

(VALERY HACHE / AFP)