Bergerac : un policier ouvre le feu sur une voiture qui fonce sur les forces de l’ordre après un premier refus d’obtempérer

Selon le maire de Bergerac, élu pour la première fois en 1995, c’est la "première fois que ce genre d’événement se produit à Naillac", un quartier "a priori calme" de Bergerac, en Dordogne.

Bergerac, en Dordogne.
Bergerac, en Dordogne. (GOOGLE MAPS)

Un policier a ouvert le feu sur une voiture qui a tenté de foncer sur les forces de l’ordre, dimanche soir à Bergerac, en Dordogne, rapporte France Bleu Périgord. Le véhicule avait d’abord forcé un premier contrôle, et venait d’être intercepté une deuxième fois quand il tenté de percuter les policiers. Les deux jeunes qui étaient à bord ont finalement été arrêtés et conduits à l’hôpital par précaution. Les faits se sont produits dimanche vers 19 heures, dans le quartier de Naillac. Après un premier refus d’obtempérer lors d’un contrôle, un véhicule est pris en chasse par les policiers.

La voiture a foncé sur les policiers

"La voiture a forcé le contrôle. Elle a été interceptée un peu plus tard. Elle s'est arrêtée. Mais à ce moment-là elle est repartie en fonçant vers les policiers. L'un d'entre eux a tiré à travers la vitre qui était je pense ouvert", a expliqué, sur France Bleu Périgord, le maire de Bergerac, Daniel Garrigue. La voiture a ensuite continué son chemin sur quelques centaines de mètres dans la cité du Taillis. Les deux jeunes à bord ont alors tenté de prendre la fuite, mais ils ont été rattrapés et emmenés à l’hôpital par précaution.

La procureure de la République de Bergerac, Odile de Fritsch, explique que conducteur de 24 ans a été blessé à la cuisse et son passager de 21 ans est blessé au bras, mais leurs jours ne sont pas en danger.

Selon le maire de Bergerac, élu pour la première fois en 1995, c’est la "première fois que ce genre d’événement se produit à Naillac", un quartier "a priori calme" de Bergerac.

Deux enquêtes ouvertes

Deux enquêtes distinctes ont été ouvertes, selon France Bleu Périgord. La police judiciaire de Périgueux est chargée de la première, pour "tentative d'homicide sur personne dépositaire de l'autorité publique". L'autre enquête est confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), pour vérifier la légitimité de la riposte du policier.