Le Rassemblement national porte plainte pour "diffamation" contre l'élu communiste Fabien Roussel

Après l'attaque contre la mosquée de Bayonne, le secrétaire national du PCF s'est demandé si l'argent public versé au RN servait "à acheter des armes". 

Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, lors d\'une réunion à Cherbourg-Cottleville (Manche), le 8 février 2019. 
Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, lors d'une réunion à Cherbourg-Cottleville (Manche), le 8 février 2019.  (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

Le Rassemblement national a décidé, mercredi 30 octobre, de porter plainte pour "diffamation" contre Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, qui s'est demandé, deux jours après l'attaque contre la mosquée de Bayonne, si l'argent public versé au RN servait "à acheter des armes".

Fabien Roussel "fait référence au fait que des armes ont été retrouvées chez la personne inculpée de l'attaque de la mosquée de Bayonne. L'accusation faite au Rassemblement national, ex-Front national, d'acheter des armes avec la subvention publique qui lui est versée, est la preuve que M. Roussel n'a rien oublié des méthodes du parti communiste : le mensonge et l'outrance", affirme le communiqué du RN. Cette accusation est "toutefois parfaitement diffamatoire et le Rassemblement national remet le dossier à son avocat pour assigner immédiatement M. Fabien Roussel en diffamation", ajoute le parti d'extrême droite.

Un courrier au ministre de l'Intérieur

Interrogé sur France 2 mercredi, le numéro un du PCF avait demandé : "Est-ce que l'argent public versé au Front national sert à acheter des armes ? A l'attentat de Bayonne, c'est un ex-candidat aux cantonales qui était armé depuis plusieurs années. Ce n'est pas nouveau. Je demande que les enquêtes les plus sérieuses soient poussées".

Fabien Roussel a indiqué dans un communiqué avoir adressé un courrier au ministre de l'Intérieur Christophe Castaner pour lui demander "combien d'attentats (avaient) été déjoués, mettant en cause des militants d'extrême droite, identitaires" et "combien d'arrestations pour trafic d'armes issues de ces réseaux" avaient été faites.