Opération antiterroriste en Belgique : le groupe voulait "tuer des policiers"

Treize personnes ont été arrêtées dans le cadre du démantèlement de cette cellule. La Belgique va demander l'extradition de deux ressortissants belges interpellés en France dans le cadre de cette enquête. 

Devant la maison où ont été tués deux jihadistes présumés, le 15 janvier 2015 à Verviers (Belgique).  
Devant la maison où ont été tués deux jihadistes présumés, le 15 janvier 2015 à Verviers (Belgique).   (OLIVER BERG / AFP)

La vaste opération antiterroriste menée jeudi en Belgique a permis d'arrêter 13 personnes, dans le cadre du démantèlement d'une cellule qui s'apprêtait à commettre des attentats pour "tuer des policiers". C'est ce qu'a annoncé vendredi 16 janvier le parquet fédéral. Francetv info résume la situation.

Des services de police visés

"Le groupe était sur le point de commettre des attentats terroristes, notamment en tuant des policiers sur la voie publique et dans les commissariats", a affirmé un substitut du procureur.

Deux jihadistes présumés ont été tués dans l'opération de démantèlement, lors d'une fusillade à Verviers, dans l'est du pays. Un troisième, blessé, a été arrêté.

Treize personnes interpellées

Au total, 12 perquisitions ont été menées et 13 personnes "ont été privées de liberté", a indiqué le substitut du procureur, parmi lesquels le troisième suspect blessé à Verviers. Les autres interpellations ont eu lieu à Bruxelles, notamment à Molenbeek, un quartier populaire de la capitale belge.

A Verviers, plusieurs armes ont été retrouvées, dont "quatre de type Kalachnikov AK 47 ainsi que des armes de poing, des munitions, des uniformes de police, des téléphones portables, du matériel de communication, des documents falsifiés et de grosses sommes d'argent", a détaillé le parquet. Des armes et des munitions ont aussi été saisies à Molenbeek.

Pas de "lien direct" avec les attentats en France

La Belgique va demander l'extradition de deux ressortissants belges interpellés en France dans le cadre de cette enquête, a aussi annoncé la justice belge.

Mais "nous ne croyons pas qu'il y ait un lien direct" entre les attentats en France qui ont fait 17 morts la semaine dernière et les opérations antiterroristes de jeudi en Belgique, a déclaré vendredi Manuel Valls à Quimper (Finistère). "Le lien qui existe, c'est la volonté des terroristes de s'attaquer à nos valeurs, à nos concitoyens", a déclaré le Premier ministre.