Attaques terroristes : le CSA adresse 21 "mises en demeure" à des médias pour "manquements graves"

Le gendarme de l'audiovisuel critique la couverture médiatique des attentats de janvier.

Des policiers prennent position sur un toit à Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne), le 9 janvier 2015.
Des policiers prennent position sur un toit à Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne), le 9 janvier 2015. (DOMINIQUE FAGET / AFP)

Un mois après les attentats, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) dresse un bilan critique de la couverture médiatique. L'institution a adressé, jeudi 12 février, 21 "mises en demeure" à des télévisions et radios pour des "manquements graves" dans leur traitement des événements de janvier, notamment pour avoir annoncé l'assaut donné par les forces de l'ordre à Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne).

Trente-six "manquements" identifiés

Treize médias sont épinglés pour avoir relayé cette information "en direct", ce qui "aurait pu avoir des conséquences dramatiques pour les otages de l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes", retenus au même moment. Les médias concernés sont BFMTV, Euronews, France 2, France 24, i-Télé, LCI, TF1, Europe 1, France Info, France Inter, RFI, RMC, RTL. France 5, Canal + et France 3 ont fait l'objet, eux, de "mises en garde", un avertissement moins sévère.

Au total, le Conseil a relevé "36 manquements", qui vont de "la diffusion d'images issues de la vidéo montrant le policier abattu par les terroristes" à "la diffusion d'images ou d'informations concernant le déroulement des opérations en cours". Les mises en demeure du CSA n'ont qu'une valeur d'avertissement et n'entraînent pas de sanction, sauf récidive. Elles ne sont pas rares : le Conseil en a émis 45 en 2014.