Attentats de Paris : quatre proches d'Amedy Coulibaly placés en garde à vue

Parmi eux, une gendarme de Rosny-sous-Bois, soupçonnée d'avoir consulté des fichiers confidentiels concernant son compagnon, lui aussi placé en garde à vue lundi.

La photo d\'Amedy Coulibaly diffusée par la police dans le cadre de la fusillade de Montrouge et de la prise d\'otages de Vincennes, le 9 janvier 2015.
La photo d'Amedy Coulibaly diffusée par la police dans le cadre de la fusillade de Montrouge et de la prise d'otages de Vincennes, le 9 janvier 2015. (DR)

Deux mois après  les attentats de début janvier à Paris, l'enquête se poursuit. Quatre nouvelles personnes ont été placées en garde à vue dans ce dossier, annonce une source judiciaire, lundi 9 mars. Elles appartiennent à l'entourage d'Amedy Coulibaly, auteur de la prise d'otages meurtrière du supermarché casher de la porte de Vincennes à Paris, indique une source judiciaire, sans plus de détails.

Selon Europe 1, une gendarme et son compagnon, actuellement écroué dans un autre dossier de droit commun, sont parmi les suspects. L'homme est un délinquant proche du tueur de l'Hyper Cacher. Il avait été arrêté le 23 janvier pour trafic d'armes et de stupéfiants, mais n'avait jamais été interrogé dans le cadre de l'enquête sur les attentats, précise la radio.

Selon les éléments d'analyse de téléphonie, cet homme s'est trouvé à proximité immédiate d'Amedy Coulibaly peu avant les attentats. Le Canard enchaîné avait révélé qu'il avait également pu rentrer dans la caserne de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) grâce à sa compagne gendarme. Selon i-Télé, il serait aussi soupçonné d'avoir tiré sur un joggeur à Fontenay-aux-Roses.

La gendarme est soupçonnée d'avoir aidé son compagnon

Convertie à l'islam, cette dernière, soupçonnée d'avoir porté assistance à son compagnon avait été suspendue de ses fonctions début février. En poste au fort de Rosny, "un temple du renseignement qui abrite le service central des réseaux et technologies avancées, le service technique de recherches judiciaires et de documentation ou encore le système des opérations et du renseignement", selon Le Figaro, elle est soupçonnée d'avoir porté des lettres à son ami. Europe 1 précise qu'elle "aurait consulté les fichiers informatiques de la gendarmerie concernant son compagnon, après les attentats".

Dans l'enquête sur les attentats de janvier, quatre autres proches d'Amedy Coulibaly ont été mis en examen et placés en détention provisoire à la fin janvier, soupçonnés d'avoir apporté une aide logistique au tueur sans forcément connaître ses intentions criminelles. Tonino G., Willy P., Christophe R. et Michaël A. auraient fourni des armes ou des véhicules à Coulibaly ou l'auraient aidé à en acquérir.

Des proches des tueurs de l'Hyper Cacher se sont également rendus en Syrie, dont la compagne d'Amedy Coulibaly, Hayat Boumeddiene. Des connaissances des frères Kouachi, Fritz-Joly J. et Cheikhou D., interceptées en Bulgarie et en Turquie sur la route vers la Syrie, ont également été remises aux autorités françaises. Les deux hommes ont été mis en examen.