DIRECT. Attaque au couteau à Paris : les gardes à vue des parents et de l'ami de Khamzat Azimov ont été prolongées

Les enquêteurs se penchent sur l'aide dont a pu bénéficier Khamzat Azimov, le jeune Français d'origine tchétchène qui a semé la terreur et tué un homme, samedi soir, en plein cœur de Paris. Cette attaque au couteau a été revendiquée par l'Etat Islamique.

Une photo non datée de Khamzat Azimov, l\'auteur de l\'attaque au couteau perpétrée à Paris le 12 mai 2018.
Une photo non datée de Khamzat Azimov, l'auteur de l'attaque au couteau perpétrée à Paris le 12 mai 2018. (DR)
Ce qu'il faut savoir

La police continue de chercher, lundi 14 mai, les éventuelles complicités dont a pu bénéficier Khamzat Azimov, qui a semé la terreur et tué un homme samedi soir en plein cœur de Paris. Le jeune Français d'origine tchétchène, abattu par des policiers juste après l'attaque, est né en novembre 1997 en Tchétchénie (Russie). L'attaque a été revendiquée par le groupe Etat Islamique.

Les parents de l'assaillant en garde à vue. Ils sont entendus par la section antiterroriste de la brigade criminelle, a appris franceinfo, confirmant une information de l'AFP. Les chambres que la famille louait dans un meublé du 18e arrondissement ont été perquisitionnées, sans résultat concluant.

Un autre suspect est interrogé. Un ami de Khamzat Azimov, lui-aussi  âgé de 20 ans, a été interpellé et placé en garde à vue dimanche à Strasbourg, ville où la famille Azimov a vécu plusieurs années. Une perquisition a été effectuée dans l'après-midi à son domicile. Sa garde à vue a elle aussi été prolongée lundi.

Cinq victimes. Un passant français, âgé de 29 ans, a été tué et quatre personnes ont été blessées lors de cette attaque au couteau, samedi soir près de l'Opéra, à Paris. Les blessés, âgés de 26 à 54 ans, sont hors de danger.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #PARIS

19h49 : Une cellule d'écoute et de soutien a été mise en place au lycée Marie-Curie de Strasbourg (Bas-Rhin), rapporte France 3 Grand Est. L'établissement avait été fréquenté par Khamzat Azimov, l'auteur de l'attaque au couteau à Paris, et son ami, placé en garde à vue.

18h24 : Les gardes à vue des parents et de l'ami de Khamzat Azimov ont été prolongées ce soir, apprend franceinfo de source judiciaire. Les parents de l'assaillant sont en garde à vue au siège de la police judiciaire de Paris. L'ami de l'auteur de l'attaque au couteau, lui, a été transféré à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

16h37 : Pour plusieurs habitants de Schiltigheim (Bas-Rhin), la nouvelle a été un véritable choc. C'est dans cette commune, en banlieue de Strasbourg, que l'auteur de l'attaque de samedi soir à Paris a vécu plusieurs années avec sa famille. "C'était quelqu'un de discret, de gentil", se souvient une habitante. Retrouvez notre reportage sur place ici.

16h31 : Une cellule d'écoute et de soutien a été mise en place aujourd'hui au lycée Marie-Curie de Strasbourg (Bas-Rhin), où Khamzat Azimov, l'auteur de l'attaque au couteau de samedi soir à Paris, et son ami interpellé hier étaient scolarisés. Les élèves et enseignants "font l'objet depuis ce lundi matin d'une attention particulière par le biais d'une cellule d'écoute et de soutien", a annoncé l'académie de Strasbourg.

16h26 : Les parents de Khamzat Azimov, l'auteur de l'attaque au couteau, samedi soir à Paris, ont été interpellés et placés en garde à vue hier, tout comme un ami de l'assaillant. Qui sont ces proches du jihadiste, qui a tué un passant et en a blessé quatre autres ? Notre article vous explique ce que l'on sait de ces trois gardés à vue.

Une attaque au couteau a été perpétrée samedi 12 mai à Paris, dans le 2e arrondissement. 


(GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

15h08 : Après l'attaque de samedi à Paris, franceinfo a interrogé David Le Bars, secrétaire général du Syndicat des commissaires de la police nationale. Alors que l'assaillant était fiché S et inscrit au fichier FSPRT, David Le Bars estime qu'"on est encore très loin de pouvoir affirmer qu'on doit enfermer les gens qui sont inscrits dans ces fichiers". "Le problème de la radicalisation, c'est que c'est une liberté d'opinion et ça n'est pas une infraction", poursuit-il. Retrouvez son interview ici.

Le secrétaire général du SCPN, David Le Bars, le 4 avril 2018.


(LUDOVIC MARIN / AFP)

15h00 : Il s'agit d'un fichier moins connu du grand public que la célèbre "fiche S", mais qui recensait plusieurs terroristes ayant commis des attaques en France. Que trouve-t-on exactement de le FSPRT, le fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste, dans lequel figurait l'auteur de l'attaque au couteau de samedi à Paris ? Nous avons décrypté ce fichier dans cet article.

Des policiers dans les rues de Paris, le 12 mai 2018, après l\'attaque au couteau survenue dans le quartier de l\'Opéra. 

(THOMAS SAMSON / AFP)

13h54 : L'ami strasbourgeois de Khamzat Azimov, l'auteur de l'attaque au couteau samedi soir à Paris, a été transféré aujourd'hui au siège de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), a appris l'AFP de source proche du dossier. Ce jeune homme, d'origine tchétchène, a vu sa garde à vue se prolonger de 24 heures.

10h06 : "Le phénomène jihadiste n’en est qu’à ses débuts", craint le journaliste Wassim Nasr. Après l'attaque au couteau qui a fait un mort à Paris, ce spécialiste du jihadisme, interrogé par franceinfo, note que ce type d'actes continue à être perpétré malgré le recul de l'Etat islamique sur le terrain.

08h49 : Ronan, le jeune homme assassiné par Khamzat Azimov, était une personne "spontanée et généreuse", selon un de ses voisins interrogé par franceinfo. "On avait une relation très ouverte, on se parlait très spontanément. S'il y avait un service à rendre, la réponse était toujours positive. Mais jamais on n'est entré dans la vie de l'autre", raconte-t-il. Voici son témoignage.

07h28 : Melvin, 24 ans, était sur les lieux de l'attaque terroriste qui a coûté la vie à un passant samedi soir à Paris. "J’ai dit aux gens de courir, mais je m’en veux un peu de ne pas avoir pu dire ça à plus de gens", raconte-t-il à franceinfo. Son témoignage est à lire ici.

06h52 : Aujourd'hui en France revient sur l'attentat de samedi soir à Paris et relève qu'"une fois de plus", le tueur était fiché. De quoi, peut-être, "relancer la polémique sur la surveillance des individus radicalisés".